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Faits divers – Justice

Orne : les détenus filmés illégalement à l'hôpital d'Argentan

mercredi 8 novembre 2017 à 22:23 - Mis à jour le jeudi 9 novembre 2017 à 8:34 Par Nolwenn Le Jeune, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu

Les détenus du centre de détention d'Argentan (Orne) filmés en toute illégalité durant leur hospitalisation. L'observatoire international des prisons a fait son enquête et révèle que des caméras sont installées dans les chambres sécurisées de l'hôpital depuis au moins 2009.

Des caméras sont installées dans les deux chambres sécurisées de l'hôpital d'Argentan (photo d'illustration)
Des caméras sont installées dans les deux chambres sécurisées de l'hôpital d'Argentan (photo d'illustration) © Maxppp - Alexandre Marchi

Argentan, France

Les détenus filmés quand ils sont hospitalisés à Argentan. C'est l'Observatoire international des prisons qui révèle l'information. Des caméras sont installées dans les deux chambres sécurisées du centre hospitalier. Ce qui est pourtant contraire à la règlementation. L'OIP demande leur retrait.

L'hôpital s'appuie sur "l'arrêté Abdeslam"

C'est un détenu qui a alerté l'observatoire international des prisons. Surpris de se rendre compte que, durant son hospitalisation, il était filmé en permanence, même pendant les soins. L'OIP a écrit au directeur de l'hôpital, qui lui a confirmé la présence des caméras. Ce dernier les justifie par des raisons de sécurité et par le "risque de passage à l'acte suicidaire". Pour cela, l'hôpital s'appuie sur "l'arrêté Abdeslam", créé spécifiquement pour surveiller le seul survivant des commandos du 13 novembre, en le filmant en permanence. Or cette circulaire ne s'applique que dans les établissements pénitentiaires. Pas à l'hôpital donc, où le secret médical est la règle, et où l'intimité des détenus, surtout pendant les soins, doit être respectée explique l'OIP.

Argentan, un cas unique en France ?

Les chambres sécurisées existent pour cela, elles comportent normalement un sas qui permet d'assurer la sécurité, et un rideau occultant qui préserve l'intimité. Qui plus est, la circulaire Abdeslam date de 2016, or l'OIP indique que les caméras sont présentes à Argentan depuis au moins 2009. A sa connaissance, Argentan est un cas unique en France.

Le centre de détention d'Argentan accueille 600 détenus.