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Faits divers – Justice

Gendarme tué en Ariège : le chauffard expulsé quelques minutes le premier jour de l'audience

Le procès de l'homme accusé d'avoir écrasé le major de gendarmerie Christian Rusig, près de Tarascon-sur-Ariège le 26 novembre 2016 s'est ouvert ce lundi 6 mai, au tribunal de Foix. La première journée a été dédiée à la personnalité de l'accusé.

Le palais de justice de Foix en Ariège
Le palais de justice de Foix en Ariège © Radio France - Magalie Lacombe

Foix, France

Pour cette première journée devant la cour d'assises d'Ariège à Foix, les juges et les jurés se sont penchés sur la personnalité de l'homme de 33 ans qui a mortellement un gendarme en 2016, près de Tarascon-sur-Ariège. 

Le 26 novembre 2016, alors qu'il conduit une voiture, sans avoir le permis, aux côtés de sa compagne, il aperçoit au loin un contrôle de gendarmerie et fait demi-tour pour l'éviter. S'ensuit une course poursuite qui s'achève sur un chemin de terre. L'un des deux agents, le major Christian Rusig âgé de 55 ans descend pour lui intimer l'ordre de se rendre. La voiture du trentenaire le renverse. La victime décède dans la nuit qui suit.

Une première rencontre tendue avec la cour

Dans le box, les cheveux bruns et une barbe de quelques jours, Loïc Gekiere apparaît dans le box derrière ses petites lunettes, un scorpion massif tatoué sur la partie droite de son cou.

L'homme au regard sombre n'a d'yeux que pour son ex-compagne, Sandy Chabot, co-accusée jugée pour complicité de conduite sans permis et sans assurance et qui comparait libre. "Ne pleure pas Sandy", lui souffle-t-il, repris immédiatement à l'ordre par le président de la cour. "Ne me cassez pas la tête", rétorque l'accusé, aussitôt expulsé de la salle.

À son retour, les jurés découvrent un homme au casier judiciaire lourd : 28 condamnations, 12 ans de prison. "Vous avez un rapport difficile à la loi," lui lance le président. "Il y a pire", répond Loïc Gekiere.

Un crime passible de la prison à perpétuité

Au fil de ce premier jour d'audience, les jurés et les personnes présentes dans la salle découvrent un homme dépendant à l'alcool, impulsif, battu par son père dès son plus jeune âge avant d'être placé à l'assistance publique à 12 ans.

Dans les jours prochains, les jurés vont entendre le récit détaillé des faits et les analyses réalisées. Pour avoir écrasé une personne dépositaire de l'autorité publique, l'accusé risque la prison à vie. Le verdict est attendu vendredi 10 mai.