Faits divers – Justice

Ariège : la mort d'un enfant en colonie reste mystérieuse

Par Marina Cabiten, France Bleu jeudi 17 juillet 2014 à 11:03

Suite au drame les enfants participant à cette colonie sont tous rentrés chez eux
Suite au drame les enfants participant à cette colonie sont tous rentrés chez eux © MaxPPP

Les premières analyses, dont les résultats ont été rendus mercredi, n'ont pas permis d'expliquer la mort du garçon de huit ans la semaine dernière pendant son séjour dans une colonie de vacances en Ariège.

Les premières analyses de l'eau du centre de vacances pyrénéen où a séjourné l'enfant de 8 ans mort le 9 juillet révèlent la présence de bactéries qui "ne sont pas hautement pathogènes",  et ne permettent pas d'expliquer l'infection digestive aiguë à laquelle il a succombé. Suite à ces résultats révélés mercredi cette mort reste donc mystérieuse.

Nouvelles analyses

A la suite du décès d'Abdelrazak, deux jours après son arrivée dans la colonie de vacances à Ascou (Ariège) avec 38 autres enfants de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), les autorités avaient ordonné l'analyse des aliments servis dans la colonie ainsi que de l'eau du robinet du centre de vacances. L'eau du centre de vacances avait été jugée non conforme début juillet par l'Agence régionale de la Santé, qui avait émis une restriction pour les personnes à risque. Les 140 enfants présents dans le chalet buvaient en conséquence de l'eau en bouteille.    "Les premiers résultats de ces analyses confirment la présence de bactéries dans l'eau distribuée dans le chalet" , a précisé le ministère de la Santé. Mais "les bactéries retrouvées en très faible quantité pour l'instant dans l'eau ne sont pas hautement pathogènes" .  Ces résultats doivent être confirmés ou infirmés par de nouvelles analyses dans les prochains jours. 

Frustration des parents

"Ce sont des résultats qui n'apportent rien" , a réagi Me Guillaume Bardon, l'avocat de la famille d'Abdelrazak, qui a porté plainte. "L'eau qui a été prélevée (pour ces analyses) est une eau qui n'est pas contemporaine à l'ingestion" , a-t-il relevé, expliquant en substance que les mesures prises pour assainir l'eau du chalet avaient pu faire effet entre le 7 juillet, date présumée de l'ingestion par Abdelrazak, et le 9 ou 10, date des prélèvements.   

A Villeneuve-le-Roi, ces premiers résultats ont été accueillis avec un certain scepticisme, les parents faisant part de leur impatience. "La cause, qu'elle soit l'eau, pas l'eau, ou alimentaire, ce que je sais, c'est que mes enfants sont partis en pleine forme et quand ils sont revenus ils sont revenus malades" , a déclaré à l'AFP Farid Khider, père d'un garçon de 12 ans qui était tombé malade dans la nuit du 7 au 8.