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Faits divers – Justice

Arnaud Beltrame : l'hommage du général Bernard Clouzot, commandant de la gendarmerie d'Occitanie

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Un an après la mort d’Arnaud Beltrame qui avait pris la place d’une otage au Super-U de Trèbes, le général Bernard Clouzot, commandant de la gendarmerie d’Occitanie rend hommage à son sens du sacrifice face au terrorisme.

Le général Bernard Clouzot, commandant de la région de gendarmerie d'Occitanie, invité de France Bleu Occitanie
Le général Bernard Clouzot, commandant de la région de gendarmerie d'Occitanie, invité de France Bleu Occitanie © Radio France - Olivier Lebrun

Toulouse, France

Il y a un an, le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame prenait la place d'une otage au Super U de Trèbes, dans l'Aude. Il était tué par l'auteur de l'attaque qui fera quatre morts à Trèbes et Carcassonne le 23 Mars 2018. Un sacrifice pour faire face au terrorisme. Aujourd'hui, 200 places ou rues en France portent son nom.

Un héros français

Invité de France Bleu Occitanie le général Bernard Clouzot, commandant de la gendarmerie d’Occitanie, lui rend hommage : "Aujourd’hui, Arnaud Beltrame reste un exemple pour son abnégation, son courage, le service qu’il a montré aux autres." Le général Clouzot revient sur les conditions de son intervention, et les leçons tirées de l’attentat de Trèbes sur l'organisation opérationnelle du GIGN.

Un an après le sacrifice et la mort du militaire pour sauver une otage dans le Super-U de Trèbes attaqué par un terroriste, le patron des gendarmes de la région précise les conditions de l'intervention : "Il n'a pas bravé les règles militaires, il a réagi avec son courage, son sang-froid, son sens d'analyse pour faire face à une situation extra-ordinaire et pour laquelle on n'est pas préparé au quotidien", s'est souvenu le général Clouzot.  Il a reconnu un "acte individuel" de la part du militaire, mais "étant présent sur les lieux, ayant la lucidité, sachant ce qui se mettait en place avec la convergence des moyens de gendarmerie et du GIGN, il a fait ce choix parce qu'il pensait que c'était le meilleur pour sauver un otage."               

Depuis cet attentat, le schéma national d'intervention a été réadapté à la menace terroriste. Le temps de réaction du GIGN ayant été jugé trop long, à l'époque, par certains. Mais, le général Bernard Clouzot rappelle les conditions d'intervention de ses hommes, il y a un an. "Il y avait déjà une antenne du GIGN à Toulouse, à l'époque, elle existait depuis 2004 mais sous un autre nom", précise-t-il. "En moins d'une heure, 12 militaires de Toulouse étaient à Trèbes et en moins de deux heures, 32 des 35 militaires de l'antenne étaient sur place. C'est une vraie réactivité. Après, aller vite est une chose, mais il faut analyser la situation pour s'engager en sécurité et prendre les bonnes mesures."

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