Société

Arrêtés anti-burkini : la justice divise les communes des Alpes-Maritimes

Par Laurent Vareille, France Bleu Azur et France Bleu lundi 12 septembre 2016 à 17:34

Affaire Burkini au Tribunal Administratif
Affaire Burkini au Tribunal Administratif © Maxppp - Franck FERNANDES

Cinq arrêtés municipaux anti-burkini étaient examinés ce lundi devant le tribunal administratif de Nice. Les conclusions des audiences ont été rendues et sont différentes en fonction des communes.

Le tribunal administratif de Nice a donc rendu ce lundi après-midi, trois jours après l'audience, ses conclusions concernant les cinq arrêtés municipaux anti-burkini qui étaient encore devant la justice. Et chose étrange, les conclusions ne sont pas les même en fonction des communes.

Burkini autorisé dans trois communes...

C'est ainsi que pour Saint-Jean-Cap-Ferrat, Théoule-sur-Mer et Saint-Laurent-du-Var, les arrêtés sont suspendus. Il faut dire qu'à Saint-Jean et à Théoule, les maires avaient devancé le tribunal est les avaient retirés d'eux-mêmes. Pour Saint-Laurent-du-Var, c'est bien la justice qui a tranché et qui a suspendu la décision municipale controversée.

Du coup, on peut donc se baigner en burkini sur les plages de Saint-Jean-Cap-Ferrat, Théoule-sur-Mer et Saint-Laurent-du-Var.

... et interdit dans deux autres

En revanche, le burkini reste interdit à Vallauris et à Cagnes-sur-Mer. Le tribunal a retenu les plaintes déposées par des baigneurs et à considéré que pour des raisons d'ordre public, elle ne pouvait pas autoriser la baignade avec ce type de maillot de bain. Notons que les plages de Cagnes jouxtent celle de Saint-Laurent...

La Ligue des droits de l'Homme et le collectif contre l’islamophobie ont décidé de porter l'affaire devant le Conseil d'État.

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