Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Arrêtés pour un blocage à Saint-Marie-aux-Chênes, deux gilets jaunes sont relaxés

vendredi 4 janvier 2019 à 19:16 Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord

Deux jeunes gilets jaunes ont été relaxés ce vendredi par le tribunal correctionnel de Metz. Ils étaient jugés pour avoir bloqué la circulation le samedi 24 novembre à un rond-point de Saint-Marie-aux-Chênes, sauf qu'il n'y aucune preuve de ce blocage.

Le rassemblement du 19 novembre à Saint-Marie-aux-Chênes, cinq jours avant la journée en question.
Le rassemblement du 19 novembre à Saint-Marie-aux-Chênes, cinq jours avant la journée en question. © Radio France - Arthur Blanc

Sainte-Marie-aux-Chênes, France

Faute de preuve et de témoignage, deux gilets jaunes qui étaient poursuivis pour avoir bloqué une sortie d'un rond-point de Saint-Marie-aux-Chênes le 24 novembre, ont été relaxés ce vendredi par le tribunal correctionnel de Metz. 

En revanche, l'un d'eux est condamné à porter un bracelet électronique pendant quatre mois pour outrage et rébellion envers les gendarmes. Ces deux jeunes sont âgés 21 et 27 ans et ils habitent à quelques kilomètres au sud de Saint-Marie-aux-Chênes, à Doncourt-lès-Conflans.

Le représentant du procureur demandait leur condamnation et ne croit pas du tout à leur engagement avec les gilets jaunes. Leur casier judiciaire est déjà rempli : refus d'obtempérer, délit de fuite, conduite en ayant pris de la drogue, violences. "Il s'agit de deux teignes" lance le vice-procureur Julien Berger. "Ils sont venus mettre le bordel", et "ils ont été dénoncés par la foule des gilets jaunes" précise la présidente du tribunal. 

Ce ne sont pas des révoltés des énergies fossiles (vice-procureur)

Donc, pour le vice-procureur, "ce ne sont pas des révoltés des énergies fossiles". Mais l’avocat des deux prévenus conteste cette vision, Alexandre Bernard : "_Ils portaient un gilet jaune_, ils étaient venus revendiquer les mêmes choses avec peut-être des modalités différentes, mais ils étaient venus pour le mouvement sociale. Après, des individus peuvent déraper sous l’effet de groupe. Ils faisaient partie d’un mouvement radicalisé dans la contestation". 

Un mortier dans la poche

Ce samedi 24 novembre, les gilets jaunes avaient mis en place des barrages filtrants. Mais vers 16 heures, un groupe de cinq ou six personnes est arrivé avec la volonté de bloquer totalement une sortie du rond-point, selon le récit des gendarmes. Les insultes ont débuté une heure avant l’interpellation des deux individus. Puis, ils ont tenté de prendre la fuite. Il a été difficile de les maîtriser disent les gendarmes, ce que contestent les prévenus. Et sur l'un d'eux est découvert un gros pétard, "un mortier qui nécessite de s'éloigner de 25 mètres" insiste la présidente du tribunal. "A qui était-il destiné ?" Le plus jeune répond : "A personne, c'était festif".