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Faits divers – Justice

Assassinat à Rihac Rancon : l'accusé nie la préméditation devant les assises de la Haute-Vienne

lundi 11 juin 2018 à 22:58 Par Nathalie Col, France Bleu Limousin

Une foule compacte a assisté à la première journée d'audience ce lundi, pour une affaire d'assassinat jugée par la cour d'assises de la Haute-Vienne. Un homme de 48 ans est jugé pour l'assassinat de son ex-compagne, en mai 2013 à Rihac Rancon, sur fond de séparation difficile.

Les avocats de la défense peuafinent leurs arguments durant une suspension d'audience.
Les avocats de la défense peuafinent leurs arguments durant une suspension d'audience. © Radio France - Nathalie Col

Limoges, France

La cour d'assises de la Haute-vienne juge depuis ce lundi un ancien chauffeur de bus de la TCL, accusé d'avoir assassiné son ex compagne, en mai 2013 à Rihac Rancon. L'homme de 48 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité, mais il affirme que c'est elle qui l'a attaqué et il dément toute intention de la tuer. Lors de l'enquête plusieurs témoins ont pourtant parlé de harcèlement et menaces de mort

Le fils du couple ne croit pas à la version de son père

Depuis son départ du domicile familial, la victime vivait comme une bête traquée d'après ce qu'elle a raconté à sa famille et ses amis. L'accusé l'aurait harcelée, par des appels et des sms, mais aussi en la surveillant devant son lieu de travail et son nouveau domicile. La quadragénaire avait également porté plainte contre lui pour des violences trois semaines avant le drame. Et plusieurs personnes, dont le fils du couple parlent de menaces de mort. L'accusé avait même fait changer son assurance-vie deux jours avant les faits pour la mettre au profit de ce garçon aujourd'hui âgé de 20 ans.Le jeune homme, très entouré par sa famille maternelle à l'audience, n'accorde plus aucune attention à son père. Durant tout l'après-midi il s'est concentré sur les détails dévoilés par les enquêteurs. Mais les photos avec les traces de sang et les précisions ont visiblement fini par lui être insoutenables puisqu'il a quitté la salle avant la fin de cette première audience.

L'accusé porte encore les stigmates de ce jour dramatique

De l'autre côté.,le visage de l'accusé ne trahit aucune émotion. Il faut dire qu'il est partiellement caché par un masque médical qui lui couvre la bouche et le menton. L'homme a aussi du mal à s'exprimer. Ce sont les conséquences du tir qui l'a blessé, effectué selon lui par son ex-compagne alors qu'ils devaient se voir pour régler des papiers. A la reprise de l'audience ce mardi, il devrait expliquer comment lui-même s'est emparé d'une arme et comment les faits se sont déroulés selon lui. Des explications forcément partielle, puisque l'homme assure qu'il ne se souvient plus de rien après avoir été touché. Les débats vont se poursuivre jusqu'à vendredi devant les assises de la Haute-Vienne.