Faits divers – Justice

Ouverture du procès des "amants diaboliques" à Nantes, le mari plaide coupable

Par Clémence Gourdon, France Bleu Loire Océan et France Bleu jeudi 14 janvier 2016 à 17:21

Ouverture du procès des assassins présumés d'Anne Barbot à Nantes
Ouverture du procès des assassins présumés d'Anne Barbot à Nantes © Maxppp

Le procès des "amants diaboliques" débute ce jeudi à Nantes. Didier Barbot est accusé d'avoir tué sa femme, avec la complicité de sa maîtresse en 2013. À l'époque, sa mort violente avait été maquillée en disparition. Le mari plaide finalement coupable et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Didier Barbot, agriculteur de 42 ans, et Stéphanie Livet, ancienne aide-soignante de 40 ans, sont accusés d'avoir commis un homicide sur Anne Barbot, la femme de ce dernier, en 2013. Après avoir maquillé cette mort en disparition, les "amants diaboliques" sont passés aux aveux. Ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité, à l'issue du procès qui a commencé ce jeudi. 

Une mort violente

Les "amants diaboliques" auraient attiré Anne Barbot dans le garage de sa maison (à Vritz, en Loire-Atlantique) dans la nuit du 15 au 16 mars 2013. Ils l'auraient ensuite frappée à la tête, avant de l'étrangler et de transporter son corps, pour le brûler en forêt de Saint-Michel-et-Chanveaux (Maine-et-Loire). Dès le lendemain matin, Didier Barbot a signalé à la gendarmerie la disparition de son épouse, mettant en scène d'actives recherches qui avaient alors mobilisé une grande partie de la petite commune.

Mobilisation pour retrouver Anne Barbot, alors annoncée disparue - Maxppp
Mobilisation pour retrouver Anne Barbot, alors annoncée disparue © Maxppp

La voiture calcinée et le corps d'Anne Barbot ont été retrouvés 10 jours plus tard, suscitant l'émoi des quelques 700 habitants du bourg.

Des aveux tardifs

Ce n'est qu'après huit mois de mensonges et d'enquête, que les amants sont passés aux aveux. Ce sont entre autres 75 échanges de SMS entre les amants, le jour du meurtre, qui avaient mis les enquêteurs sur leur piste.

Le mari infidèle s'était ensuite rétracté en détention provisoire, rejetant la responsabilité sur sa maîtresse, Stéphanie Livet. À l'ouverture du procès ce jeudi 14 janvier, il a plaidé coupable.

Madame la présidente, je plaide coupable

— Didier Barbot, l'accusé

La famille d'Anne Barbot, constituée partie civile, était présente à l'ouverture du procès. Louis-René Penneau, qui représente certains membres de la famille constituée partie civile,  "attend une forme de sincérité de la part de l'accusé" mais craint "que ce procès soit encore celui du mensonge et de la manipulation.

Le verdict doit être rendu le 22 janvier.