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Assassinat de la coiffeuse de Saint-Martin-d'Ablois : au coeur de l'enquête au deuxième jour du procès en appel

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne
Reims, France

Au deuxième jour du procès en appel de Sylvain Dromard et Murielle Bonin, jugés pour assassinat et complicité d'assassinat, c'est le directeur d'enquête qui a été longuement entendu ce mardi 12 septembre par la Cour d'assises de l'Aube à Troyes.

Voisins et gendarmes ont été entendus ce mardi par la Cour d'assises de l'Aube.
Voisins et gendarmes ont été entendus ce mardi par la Cour d'assises de l'Aube. © Radio France - Sophie Constanzer

Condamnés en première instance à 30 ans et 18 ans de réclusion criminelle, Sylvain Dromard et son ancienne maîtresse Murielle Bonin sont jugés en appel jusqu’au 20 septembre prochain pour assassinat et complicité d’assassinat devant les Assises à Troyes. Au deuxième jour de leur procès, le directeur d'enquête a été entendu pendant près de quatre heures, sur les investigations qu'il a mené après le meurtre de Laurence Dromard le 15 juillet 2010 à Saint-Martin-d'Ablois. Un village "en émoi" à l'époque, précise le gendarme de la section de recherches de Reims qui détaillé les perquisitions, mais aussi les écoutes téléphoniques.

Frénésie téléphonique entre les deux amants avant, et après le meurtre

34 : c'est le nombre de contacts téléphoniques entre Sylvain Dromard et Murielle Bonin le 13 juillet 2010, deux jours avant le meurtre de Laurence Dromard. Et après le meurtre, jamais les deux amants n'auront jamais cessé de se voir malgré les tentatives de dissimulation selon le directeur d'enquête. Sylvain Dromard ira jusqu’à se faire prêter des téléphones de proches et de clients pour appeler Murielle Bonin, ou encore se fait passer pour Monsieur « Tromard » pour réserver une chambre d’hôtel. Le directeur d'enquête précise également le comportement suspect de Murielle Bonin après le meurtre : elle se débarrasse de son téléphone portable, le brûle et le jette dans la rivière Marne, et elle utilise d’autres lignes téléphoniques. Et si le portable de Murielle Bonin reste éteint à partir de 19 h 40 le 15 juillet 2010 -jour du meurtre de Laurence Dromard- c'est bien elle que Sylvain Dromard contacte en premier le lendemain du drame... à 5 h du matin.

Les constations de l'enquête confirment les affirmations de Murielle Bonin selon le directeur d'enquête

En novembre 2010, Murielle Bonin est placée en garde à vue, et elle livre sa version du crime ou plutôt ce que lui aurait révélé Sylvain Dromard. L'accusé lui a dit qu’un seul coup de batte de baseball n’avait « pas suffit » pour tuer son épouse. Au total, il y en aura eu entre 9 et 11 selon les experts, dont la plupart portés sur le crâne de la victime. Sylvain Dromard aurait dissimulé la batte de baseball dans la laine de verre de son atelier, avant de brûler ses vêtements et ses chaussures dans les vignes. Or le directeur d'enquête précise qu'une semelle brûlée a bien été retrouvée dans les vignes, et que des traces de sang ont été détectées dans un endroit difficile d’accès de l’atelier sous la laine de verre. Quand à la trace de pas retrouvée sur la scène du crime pointure 39, là aussi le directeur d'enquête assure : il s'agit bien de la pointure de Murielle Bonin mais aucune chaussure ne correspond, et surtout... il y avait seulement le pied droit, et la trace de pas ne menait nulle part, ni vers la porte ni vers l’extérieur. Comme pour faire diversion.

Incertitude sur l'heure exacte du crime

Le directeur d'enquête s'étonne également de l'emploi du temps de Sylvain Dromard -qui a toujours parlé d'un cambriolage- le soir du crime. Le 15 juillet 2010, l'accusé part à Epernay pour faire un devis dans un restaurant : un devis qui aura durer 7 minutes selon les caméras de vidéosurveillance. "Pourquoi aller faire ce devis d'autant que les époux Dromard devaient partir en vacances le lendemain?", questionne le gendarme. D'autant que la chronologie est primordiale dans cette affaire. Pour le directeur d'enquête, soit le crime a été commis avant 21 h 10. Mais un témoin, une policière municipale à Epernay, assure avoir vu Laurence Dromard avec son arrosoir bleu sur sa propriété à 21 h 15 de façon « formelle ». Soit le crime a eu lieu après le retour de Sylvain Dromard à son domicile aux alentours de 21 h 45. Sachant que l'appel aux secours intervient à 22 h 10, "ça laisse un délai suffisant de 15 à 20 minutes pour commettre le crime et faire croire à un cambriolage...", précise le directeur d'enquête. En tout cas, ce délai accable selon lui l'accusé, car rien n'explique pourquoi Sylvain Dromard a attendu 20 minutes après son arrivée au domicile avant d'appeler les secours.

Pour les avocats de Murielle Bonin et de Sylvain Dromard, l'exposé manque de faits, et laisse trop de place aux suppositions. Les deux accusés qui auront la possibilité de s'expliquer et de donner leurs versions des faits. Le procès doit durer jusqu'au 20 septembre prochain devant les Assises de l'Aube à Troyes.

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