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Dossier : Assassinat de Samuel Paty

Attentat de Conflans : un adepte de l'ultradroite condamné pour apologie de terrorisme à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

Un sympathisant de l’ultradroite a été condamné mercredi à Montpellier à 4 ans de prison dont 3 avec sursis pour apologie de terrorisme. Il s'est rendu coupable d'avoir partagé la photo de la tête de Samuel Paty, après son assassinat par un jihadiste. Son avocat compte faire appel.

Rémi, 32 ans, a été condamné à 4 ans de prison dont 3 ans sursis pour apologie de terrorisme (Illustration)
Rémi, 32 ans, a été condamné à 4 ans de prison dont 3 ans sursis pour apologie de terrorisme (Illustration) © Maxppp - Joël Philippon

Le tribunal correctionnel de Montpellier est allé au-delà de ce qu'avait requis le procureur de la République : quatre ans de prison dont trois avec sursis. Rémi D. est retourné en prison après avoir été condamné mercredi pour avoir partagé sur des réseaux sociaux la photo de la tête de Samuel Paty, l’enseignant décapité par un jihadiste à Conflans-Sainte-Honorine. En ajoutant un commentaire : "Samuel est Paty".

De l'humour... noir

Dans le box, Rémi D. n'en démord pas, "il y a beaucoup d'incompréhension". Selon lui, cette phrase, c’est juste de l’humour. "De l’humour noir". Le procureur Nicolas Brignol a beau lui expliquer qu’on ne pourra jamais rire de cette photo, Rémi ne se démonte pas : "visiblement, c’est trop subtil pour certaines personnes".

Propagande néonazie

Pour lui, dans l’assassinat de ce "prof gauchiste, la seule honte que peut avoir un véritable fasciste, c’est de se dire que c’est un étranger qui a fait le boulot". Ce commentaire, il l’a publié également sur les réseaux sociaux. Mais il se défend de toute apologie du terrorisme. "C’est plus de la littérature que de l’idéologie. Juste pour la formule"

"Aujourd'hui il était jugé pour des faits précis, mais j'ai l'impression qu'on lui fait payer l'ensemble de son œuvre. Donc je suis obligé de faire appel." (Me Marc Gallix, l'avocat de Rémi D.)

Chemise à manches longues et les bras croisés comme pour cacher les tatouages qu’il a sur les doigts de la main gauche, il affiche un petit sourire presque en permanence, "un rictus", dira le procureur. L’homme de 32 ans, atteint d'une maladie auto-immune et qui vit des minimas sociaux depuis un an, explique que c'est la marque de sa "timidité".

Autre procès pour apologie de crime de guerre

Le président du tribunal, Abdessamad Errabih, énumère ce que les enquêteurs ont découvert. Certains des écrits que Rémi D. a mis en ligne attestent qu'il se réclame de la race aryenne. Chez lui, les policiers ont mis la main sur des ouvrages qui révèlent sa fascination pour le Troisième Reich et sur divers objets siglés de la croix gammée. Tout cela lui vaudra d'ailleurs un autre procès en février, notamment pour apologie de crime de guerre.

Son avocat, Me Marc Gallix, a tenté de lui éviter la prison en insistant sur le fait que son client "a besoin de revenir à la réalité. Besoin d'autre chose que de passer son temps sur les réseaux sociaux". Il compte faire appel.

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