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Faits divers – Justice

Assassinat de Sophie Clerc : l'accusé condamné à 25 ans de réclusion criminelle

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Par , France Bleu Poitou

La cour d'assises des Deux-Sèvres a rendu son verdict dans l'affaire Sophie Clerc ce vendredi après-midi. Jérôme André, son ancien compagnon, est condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour assassinat.

Le verdict a été rendu ce vendredi après-midi dans l'afaire Sophie Clerc
Le verdict a été rendu ce vendredi après-midi dans l'afaire Sophie Clerc © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

25 ans de réclusion criminelle. C'est la peine prononcée ce vendredi après-midi par la cour d'assises des Deux-Sèvres à l'encontre de Jérôme André. Après trois jours de procès et environ trois heures de délibération, les jurés ont rendu leur verdict. Cet homme de 52 ans, a été reconnu coupable de l'assassinat de son ancienne compagne Sophie Clerc devant chez elle, à Prahecq, le 25 mai 2016. Un verdict qui suit les réquisitions de l'avocate générale.

Une peine "équilibrée"

"Vu les faits, la préméditation, le caractère d'exécution, le mode opératoire glaçant, cette peine de 25 ans me paraît équilibrée", estime Me Françoise Artur, avocate des parties civiles. 

Une préméditation qui n'était pas établie pour l'avocate de Jérôme André Me Stéphanie Brémaud. C'est ce qu'elle a défendu ce vendredi matin pendant sa plaidoirie. "Je crois qu'on a estimé que compte tenu de l'intelligence de mon client, il n'a pas pu sombrer même si tout le monde l'a vu sombrer. C'est ce qui n'a pas été retenu à mon sens. Je peux comprendre qu'il ne remplissait pas la case meurtre pulsionnel. Mais il ne remplit pas non plus la case avec préméditation", explique Me Stéphanie Brémaud.

L'avocate a parlé avec son client après le verdict. "Il sait où est sa place, c'est-à-dire en prison puisqu'il assume les faits depuis le départ. Il culpabilise et vit avec ça. Il a dix jours pour faire appel mais cette peine, il m'a dit qu'il allait l'assumer et qu'a priori il l'accepterait".

Une leçon à tirer

Un procès qui doit en tout cas nous amener à réfléchir sur la prise en compte des violences faites aux femmes insiste Me Artur. "On est collectivement dans le déni de la réalité de ces violences faites aux femmes. Cette affaire en est l'illustration. A aucun moment, quelqu'un n'a pensé que cette femme était en danger alors qu'il ne cessait de dire "je vais la tuer". On a pensé que lui était en danger". 

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