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Faits divers – Justice

Assassinat de Sophie Clerc : l'accusé ne supportait pas les ruptures

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Par , France Bleu Poitou

Le procès de l’assassin présumé de Sophie Clerc a débuté ce mercredi matin devant la cour d’assises des Deux-Sèvres. Cet homme de 52 ans est accusé d’avoir tué de deux coups de fusil son ancienne compagne à Prahecq le 25 mai 2016.

Le verdict est attendu vendredi
Le verdict est attendu vendredi © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

Un homme de 52 ans répond depuis ce mercredi matin d'assassinat aux Assises des Deux-Sèvres. Il reconnait avoir tué de deux balles de 22 long rifle Sophie Clerc, son ancienne compagne devant chez elle à Prahecq. C'était le 25 mai 2016.

Tu a joué et maintenant tu vas perdre" lui écrit-il dans un SMS

Fin fatale d'une relation qui a débuté en avril 2014 et émaillée de plusieurs ruptures. Le 9 mai 2016, le couple qui a chacun des enfants de son côté se sépare à nouveau. La veille du drame, Sophie lui envoie un texto dans lequel elle écrit notamment : "Je ne reviendrai pas avec toi. Ma décision est définitive". Il lui répond "je suis démoli et très en colère. [...] Tu as joué et maintenant tu vas perdre". Il achète une arme à Niort, le jour du drame. Le 25 mai, il l'attend près de son pavillon, il sait qu'elle va rentrer. Il lui déclare "Tu m'as fait trop souffrir", avant de tirer rapporte la présidente de la cour. 

Lorsque cette dernière lui demande s'il souhaite s'exprimer après la lecture des faits, il répond par la négative.

Des ruptures à chaque fois mal vécues

Un ami le décrit comme un homme qui ne supporte pas d’être célibataire. Il n’a en effet jamais vécu seul. Il était soit chez ses parents, soit en couple. Et supporte mal, à chaque fois, les ruptures. A la fin d'une relation datant des années 90, il tente de se suicider. Il est hospitalisé quelques jours en psychiatrie. Répondant aux questions de la présidente, il évoque un "passé compliqué", un "rejet de l'abandon".

"Est-ce que vous vous considérez comme violent ?", demande Me Françoise Artur, avocate des parties civiles."Non", répond simplement ce coiffeur de métier, vêtu d'une chemise recouverte d'un pull. Il porte la barbe et des lunettes à grosse monture. Sa voix porte peu dans la salle.

"Une personnalité contrastée", note un enquêteur de personnalité interrogé ce mercredi matin. "Jovial, sociable", Mais décrit aussi comme ayant "un côté sombre, centré sur lui-même et n'aimant pas trop les contraintes".

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