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Assassinat du boulanger de Vélines : l'avocate générale requiert entre 16 et 22 ans de réclusion criminelle

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Par , France Bleu Périgord

Quatrième jour du procès devant les assises de la Dordogne des trois accusés accusés de l'assassinat du boulanger de Port Sainte Foy, en 2016, le jeune Benjamin le Borgne. Ce jeudi, l'avocate générale a requis entre 20 et 22 ans de prison contre Valentin et entre 16 et 18 ans pour les autres

la salle d'audicnce du tribunal de Périgueux
la salle d'audicnce du tribunal de Périgueux © Radio France - Harry Sagot

Quatrième jour ce jeudi du procès devant les assises de la Dordogne de trois hommes âgés de 22 à 26 ans accusés de l'assassinat du jeune apprenti boulanger de Port Sainte Foy.

Les faits datent de septembre 2016. Le corps de Benjamin le Borgne âgé à l'époque de 24 ans avait été retrouvé sur un terrain très isolé à Vélines lardé de 13 coups de couteaux.

Ce jeudi, les plaidoiries ont commencé. L'avocate générale a requis entre 20 et 22 ans de prison contre Valentin, le principal accusé et entre 16 et 18 ans pour ses deux co-accusés : Luc et Alexandre. avec une période de sûreté incompressible. Car pour l'avocate il fallait distinguer celui qu'elle considère comme l'auteur des coups de couteaux des autres. Bref ce jeudi l'avocat de Valentin, le principal accusé, s'est retrouvé seul contre tous.

Seul contre tous. Car que ce soit pour les avocats de la maman et du papa de la victime mais aussi pour l'avocate générale ou les avocats des deux autres accusés, le coupable direct des coups de couteau, c'est bien Valentin. Avant sa plaidoirie, ce vendredi matin, maître Antoine Tugas l'avocat de Valentin se retrouve un peu seul.

"C'est sans surprise, l'architecture du dossier désigne mon client comme étant l'auteur principal. Donc c'est sans surprise. C'est dans ce cas là que la défense pénale prend tout son sens, toute sa valeur, toute sa validité intellectuelle" dit-il

L'avocate générale s'est également attelée à démontrer qu'il y avait préméditation et donc assassinat... Pour elle, les trois hommes ont échafaudé un plan, pendant toute la soirée, la nuit du crime.. "En allant se changer pour se mettre en noir, en disant que l'un d'eux voulait "planter" Benjamin Le Borgne. En entrant chez lui par effraction. En arrêtant pas les faits alors qu'il en était encore temps"...  

"Condamnez mon client pour ce qu'il a vraiment fait"

"Chacun était un maillon indispensable ce soir là. Si vous enlevez un tout s'écroule" estimera l'avocate générale. Qui pointe également l'attitude "hermétique à toute émotion" des accusés pendant le procès, "emmurés dans une position intenable". Avant de s'adresser directement à eux : "Benjamin Le Borgne ce n'était pas qu'un cadavre sous une palette". "Il y a une famille qui restera sans réponse car vous n'avez pas eu le courage de parler" assène-t-elle.

Des déclarations qu'on peu goûté les avocats d'Alexandre notamment. Eux se sont évertués à répéter que leur client n'avait commis aucune violence donc aucun assassinat, comme le confirment les déclarations des trois accusés. "A la limite, il est coupable de recel de cadavre, de non assistance à personne en danger, de ne pas avoir empêché un crime, mais c'est tout." dit son avocat maître Ruffier. Avant de conclure : "mon client a une enfance de merde pendant 18 ans, ne lui en proposez pas 18 de plus".

Enfin en fin de journée, c'est l'avocate de Luc qui s'est exprimée. Pour elle, son client "s'est fait embarquer dans une affaire qui ne le regarde pas. "S'il y a finalement eu crime, c'est parce que les trois hommes sont cons, parce que cela a dérapé, parce qu'ils avaient peur", dira-t-elle, demandant une peine "conforme à ce que chacun a vraiment fait"

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