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Assassinat du chef de la police de Rodez : "Je ne verse pas de larmes de crocodile, je ne regrette rien"

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Par , France Bleu Occitanie

La journée a été éprouvante pour la famille de Pascal Filoé, le chef de la police de Rodez tué en 2018. L’assassin présumé a, de nouveau, dit qu’il ne regrettait pas son geste pour le premier jour de son procès devant la Cour d’Assises de l’Aveyron.

Lors de la première journée d'audience, le prévenu a redit qu'il n'avait aucun regret.
Lors de la première journée d'audience, le prévenu a redit qu'il n'avait aucun regret. © Radio France - SM

Le procès de l’assassin présumé du directeur de la police de Rodez a débuté ce lundi 11 janvier devant la Cour d’Assises de l’Aveyron. Pascal Filoé a été tué en pleine rue de Rodez le 27 septembre 2018 dans une ruelle du centre-ville. Le chef de la police ruthénoise a succombé à neuf coups de couteau. 

Préméditation

Dans le box des accusés, Alexandre Dainotti est jugé  pour son meurtre avec préméditation. L’homme a aujourd’hui 41 ans. Il y a deux ans et demi, c’est un conflit à propos de son chien qu’il l’avait poussé à poignarder le responsable de la police municipale et directeur adjoint des services de la cité ruthénoise. 

L'accusé avait menacé de mort le chef de la police. Il avait aussi acheté le couteau la veille du drame. Ce qui explique qu’il est poursuivi pour assassinat. Il avait même rangé sa chambre et fait son sac en vue d'une éventuelle incarcération. 

Il se considère comme la victime 

La Cour a tenté, pour le premier jour de procès, de comprendre sa personnalité. Et c’est Alexandre Dainotti qui dresse d’abord son autoportrait. "Je me considère comme tout le monde. Je ne suis pas un marginal. Pas non plus un monstre sanguinaire. Ça m’a blessé qu’on puisse dire ça."  Sans un mot pour le drame, l’homme habillé d’un pull et d’un sweat noirs balaie en quelques mots 40 ans de vie.

Foyer à neuf ans, l’école jusqu’en cinquième, des vols, des violences en Provence et donc pas mal de temps passé en prison. Entre les deux, du travail au noir. Et puis en 2017, il vient en Aveyron. Un choix qu’il explique quasiment à cause de son chien... Poutine. "Je le place au-dessus de ma famille. Je n’ai pas d’enfants parce que j’ai passé trop de temps en prison. Alors j’ai un chien. Et c’est beau l’Aveyron, il y a de belles forêts. C’est bien pour Poutine."

"Je ne vais pas verser de larmes de crocodiles. Je ne suis pas Jonathann Daval. Je ne regrette rien."

Ensuite, à la barre, les experts psychiatres le décrivent sans remords, sans regrets, sans autocritique. Un homme sans doute paranoïaque, une personnalité pathologique, mais dont le discernement n’était pas vraiment altéré au moment des faits expliquent les experts. 

L'assassin présumé dit d’ailleurs : "Je n’emmerdais personne à Rodez". L’homme qui estime toujours, deux ans après les faits, ne pas être coupable, mais bien la victime de Pascal Filoé qui lui avait confisqué son chien le 18 septembre 10 jours avant les faits.

Il conclue d’ailleurs très durement  : "Je ne vais pas faire comme la plupart des gens en cour d’Assises, verser des larmes de crocodiles. Je ne suis pas Jonathann Daval. Je ne regrette rien". 

Le verdict est attendu le vendredi 15 janvier. L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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