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Faits divers - Justice

Assassinat du parc du Verney à Chambéry : pourquoi ses proches ne l'ont-ils pas dénoncé ?

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Au cours de cette deuxième journée aux Assises de la Savoie à Chambéry, les témoignages des proches d'Adrien Bottollier se sont succédé. Révélant, que l'accusé de 24 ans s'est confié de nombreuses fois sur ses penchants et sur son crime.

La cour d'assises de la Savoie, Chambéry.
La cour d'assises de la Savoie, Chambéry. © Radio France - Valentine Letesse

Deuxième jour aux Assises de la Savoie du procès pour assassinat d’Adrien Bottollier. Ce jeune homme de 24 ans aux airs de "premier de la classe" a reconnu avoir tué de 28 coups de couteau Mostapha Hamadou, il y a presque 5 ans dans le parc du Verney à Chambéry. On apprend aussi qu'il s'est confié sur son crime auprès de ses proches. Aucune ne l'a dénoncé, personne ne l'a cru

"Je crois que je ne voulais pas y croire." - Le meilleur ami de l'accusé. 

L’ancien étudiant en médecine puis en psychologie se dit victime de pulsions meurtrières depuis des années. À la cour d'assises de la Savoie à Chambéry ses proches ont tous dit n’avoir rien vu. Pourtant, Adrien Bottollier a parlé au cours de "longues conversations. Sur sa douleur, ses émotions", c’est d’ailleurs "ça que j’aimais" raconte son ex-petite amie à la barre. La nuit du meurtre quand Adrien revient dans leur chambre, il lui dit : "je viens de tuer quelqu’un". Une plaisanterie pour l’étudiante. Elle ne comprendra que plusieurs mois plus tard. 

Adrien Bottollier a raconté son crime à son meilleur ami

Son meilleur ami, à qui il raconte en détails l'assassinat "ne voulait pas y croire". Ça n'empêchera pas le jeune homme de poser des affaires devant sa porte avant d’aller se coucher, au cas où, Adrien viendrait. À une amie canadienne avec qui il discutait sur internet, l'accusé envoie un article racontant la mort de Mostapha avec le message : "ça c’est moi". "Ce n’est pas une preuve" répond son amie. 

Pourquoi personne ne l'a cru ? 

Sa violence, les proches d’Adrien ne veulent pas la voir, comme les scarifications sur son bras. Pour eux il est "adorable", "gentil", "attentionné", "cultivé". Alors ces pulsions de plus en plus fortes jusqu’à cette nuit du 20 mai 2015, "personne ne s’en est rendu compte ?" demande le juge. Adrien réplique, "est-ce qu’ils ne les ont jamais perçues ?"

Le verdict de la cour sera rendu jeudi dans cette affaire, Adrien Bottollier risque la perpétuité.

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