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Faits divers – Justice

Assises à Bordeaux : acquitté du meurtre de la disparue de Mérignac

vendredi 6 juillet 2018 à 16:32 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

La cour d'assises de la Gironde a rendu son verdict. L'ex-patron de kebab à Bordeaux n'a pas été reconnu coupable du meurtre d'une ex-employée portée disparue en 2008. "Tu nous as tout pris mais nous, on sait que tu es coupable" a crié l'une des sœurs de la victime.

Le procès aura duré six jours devant la cour d'assises de la Gironde
Le procès aura duré six jours devant la cour d'assises de la Gironde © Radio France - Stéphanie Brossard

Mérignac, France

Acquitté au terme d'un délibéré de presque cinq heures devant la cour d'assises de la Gironde. Un homme de 55 ans, ex-patron d'un kebab du cours de la Somme à Bordeaux, était jugé depuis vendredi dernier pour le meurtre d'une jeune femme de 20 ans portée disparue depuis le 15 septembre 2008 et dont le corps avait été retrouvé le 16 novembre 2009, dans le parc du crématorium de Mérignac, où des ouvriers venaient d'entamer des travaux de terrassement. Il a toujours dit qu'il n'avait rien à faire dans cette histoire. 

Un verdict sous tension

A l'énoncé du verdict, des pleurs et un hurlement ont surgi du banc des parties civiles, totalement sonnées par le résultat d'un procès attendu depuis des années. Une des sœurs aînée de la victime s'est alors laissée tomber à terre et a lancé à l'acquitté raccompagné par les policiers : "Tu nous as tout pris et nous on sait que tu es coupable". Un des frères de la victime a alors couru vers l'acquitté, escorté vers une sortie dérobée de la salle d'audience. Il a été maîtrisé par les forces de l'ordre et par d'autres membres de la famille. 

Vingt ans de réclusion criminelle avaient été requis par l'avocat général, jeudi.

"Probablement le pire des salauds"

Pour cette dernière journée d'audience, juste avant que la cour ne parte délibérer, les avocats de la Défense, maître Sécheresse puis maître Azera avaient pris la parole pour dire "qu'on ne peut pas condamner sur des hypothèses". Selon eux, il n'y a aucune preuve matérielle dans ce dossier qu'il a commis ce crime. "Je n'aime pas ce procès" a confié maître Sécheresse pour débuter sa plaidoirie, "car il s'est agi, depuis six jours, de se battre contre des hypothèses". "Une semaine éprouvante" a enchaîné maître Azera, mais "il faut des éléments tangibles pour condamner. Et les doutes subsistent dans ce dossier. Même la chambre de l'instruction en 2016 avait estimé qu'il subsiste des interrogations dans ce dossier !"

"C'est _probablement le pire des salauds_, (rigide, auto-centré, mauvais père, mauvaise attitude avec les femmes, et immoral à souhait) mais ça ne fait pas de lui, un coupable. Vous devez refuser l'à-peu-près de ce dossier" a conclu maître Sécheresse en s'adressant aux jurés.

L'accusé avait simplement eu ces derniers mots. "Si j'avais quelque chose à voir avec cette affaire, je ne serais pas revenu en 2014 de Turquie où je suis allé sur la tombe de mes parents. Je suis tranquille. Jugez-moi mais dignement."