Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Procès des tortionnaires présumés de Verdun : "Je ne pourrai jamais pardonner" témoigne Cassandra, la victime

-
Par , , France Bleu Sud Lorraine

La jeune femme de 25 ans fait face à ses agresseurs. Depuis trois semaines devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle à Nancy, sept personnes comparaissent pour séquestration, viols et actes de torture il y a quatre ans en Meuse. La victime a accepté de témoigner au micro de France Bleu.

Après trois semaines de procès, le verdict est attendu le vendredi 8 février à Nancy
Après trois semaines de procès, le verdict est attendu le vendredi 8 février à Nancy © Maxppp - Alexandre Marchi

Nancy, France

Elle s'appelle Cassandra, et elle souhaite que l'on donne son prénom, pas que l'on en invente un pour la protéger. Selon son avocate, cette demande est une forme de thérapie pour sa cliente. 

La jeune femme, âgée de 25 ans, assiste au procès de ses agresseurs qui s'est ouvert le 21 janvier devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle à Nancy. Dans le box des accusés, sept personnes, dont quatre hommes et trois femmes, sont poursuivies pour avoir séquestré, violé et battu la victime, âgée de 20 ans au moment des faits en 2015 à Verdun. 

Ce lundi 4 février devant la cour, les sept accusés s'expriment. Si certains ont du mal à reconnaitre leur responsabilité, celle que l'on présente comme le principal bourreau reconnait tous les faits : "Oui je l'ai massacrée, on l'a traitée comme un animal, je lui ai fait vivre un cauchemar. Je m'en rends compte aujourd'hui, mais à l'époque j'étais complètement défoncée aux stupéfiants et à l'alcool. Mais j'assume et j'assumerai mes 15 ou 30 ans de prison". déclare-t-elle devant la cour. 

"Ce n'est pas le cas des autres", poursuit la femme, "personne ne m'a empêchée. Pourtant ils étaient tous là, comme si ils prenaient du plaisir à voir ce qui se passait. " Après deux heures d'interrogatoire, elle réagit violemment à une question, puis s'effondre. La séance doit être interrompue. 

Je fais souvent des cauchemars depuis que je suis à Nancy, on me dit de prendre un psy, je dis toujours non" confie la victime 

Dans la salle, au premier rang, Cassandra ne quitte pas des yeux ses agresseurs. Petite, frêle, avec des lunettes sans cadre, des cheveux mi-longs, habillée tout en noir, la jeune femme n'est jamais seule, toujours accompagnée. Elle accepte de répondre au micro de France bleu Sud Lorraine.

"Les deux premiers jours, ça a été, mais là c'est un peu plus compliqué parce que ce sont les pires. J'essaie d'oublier mon calvaire d'il y a trois ans, on m'a remis tout ça en route pendant trois semaines, j'ai un peu de mal". Cassandra poursuit : "Je fais souvent des cauchemars depuis que je suis à Nancy. On me dit de prendre un psy, je dis toujours non, je n'en ai pas besoin, j'arrive facilement à gérer mes émotions.

A la question qu'est-ce-que vous attendez de ce procès ? Elle répond : "Qu'ils prennent assez cher, je ne pourrai jamais pardonner". 

Le verdict après trois semaines de procès est attendu vendredi 8 février à Nancy 

Choix de la station

France Bleu