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Assises de Bordeaux : les braqueurs armés et grimés s'étaient enfuis par les toits

Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde mardi 17 juin 2014 à 7:00

La Cour d'Assises de Bordeaux jugent les 4 braqueurs de la bijouterie Prévôt jusqu'à vendredi
La Cour d'Assises de Bordeaux jugent les 4 braqueurs de la bijouterie Prévôt jusqu'à vendredi © Radio France

Ils sont quatre Lyonnais à être jugés cette semaine devant la Cour d'assises de la Gironde pour le braquage de la bijouterie Prévôt rue Franklin à Bordeaux en plein jour, le 12 mars 2012. Ils avaient été interceptés par le GIPN sur les toits des immeubles du cours de l'Intendance et dans un magasin de vêtements.

Ils sont quatre sur le banc des accusés depuis ce lundi 16 juin devant la Cour d'assises de la Gironde à comparaître jusqu'à vendredi pour le braquage de la bijouterie Prévôt, rue Franklin en haut du cours de l'Intendance, à Bordeaux, en mars 2012 . Ce sont quatre jeunes Lyonnais (de 19 à 24 ans au moment des faits). L'un d'eux conteste y avoir participé .

Ce 12 mars 2012, vers 10 h, après avoir fait la route depuis Lyon, armés et grimés (et même masqués pour certains), ils ont fait irruption dans cette bijouterie, avant d'être interceptés par la police appelée par un voisin avocat qui avait entendu du bruit . Les trois ou quatre malfaiteurs (au procès de le démontrer) avaient tenté de s'enfuir par les toits. L'un d'eux avait été arrêté dans la cabine d'essayage d'un magasin de vêtements. Le GIPN était intervenu, provoquant une belle pagaille dans le quartier , qui avait été bouclé.

Quatre prévenus aux parcours divers

Il y a l'apprenti footballeur passé par les centres de formation de Lyon et Saint-Étienne, qui a craqué sous la pression paternelle, qui a tout lâché et qui s'est retrouvé sans emploi. Il y a aussi l'aîné de la bande, 26 ans, au parcours scolaire exemplaire : le bac avec mention bien, un travail à la sortie de son BTS en 2010, qu'il quitte 15 jours avant le braquage victime de "harcèlements et de blagues racistes" , dit-il, "endetté" aussi (de 9.000 euros parce qu'il venait de s'acheter une voiture). Les deux autres ont été condamnés à plusieurs reprises par la justice.

Alors lequel a eu l'idée de ce casse ? Pourquoi Bordeaux ? et cette bijouterie au coeur de ville et en plein jour ? Après six heures passés sur la route depuis Lyon ? Jusqu'à quel point avaient-ils préparé leur casse ? Le procès devra l'éclaircir. L'un des quatre affirme qu'il n'était pas présent ce jour-là, mais à Paris. Le verdict est attendu vendredi.

L'un d'eux conteste avoir été présent à Bordeaux ce matin là

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