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Faits divers – Justice

Assises de Bordeaux : "mort de peur" sur le parking du supermarché

mardi 13 juin 2017 à 18:28 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

Les assises de Bordeaux jugent depuis lundi une agression remontant à un dimanche matin de février 2014 sur le parking du Simply Market de la Benauge à Bordeaux. Un homme de 40 ans s'en était pris à un autre de 79 ans car il avait jeté un papier à terre. Le retraité avait fait un malaise cardiaque.

L'entrée de la cour d'assises de la Gironde
L'entrée de la cour d'assises de la Gironde © Radio France - Stéphanie Brossard

Mort pour avoir froissé puis jeté un papier au sol sur le parking du supermarché Simply Market de la Benauge à Bordeaux le 23 février 2014. C'est l'affaire jugée depuis lundi et jusqu'à ce mercredi devant la cour d'assises de la Gironde. Un homme de 40 ans avait agressé un retraité de 79 ans, cardiaque, qui s'était écroulé suite à cette altercation... littéralement "mort de peur" comme l'a expliqué lors des débats ce mardi, la médecin légiste qui a pratiqué l'autopsie.

"Peur et stupeur" dans le regard de la victime

Le terme a été employé par la médecin légiste, à la barre. Et il est venu corroboré deux témoignages, parlant de "peur et de stupeur" dans le regard du sexagénaire agressé qui s'est écroulé à terre. L'altercation a d'abord été verbale entre le quarantenaire, crâne rasé, amputé d'un bras, et le sexagénaire venu acheter son journal. L'accusé l'invective à la sortie du magasin, pour avoir jeté par terre un papier (sans doute le ticket de caisse), puis physiquement, sur le parking, alors qu'il retourne à sa voiture. L'accusé le poursuit alors à vélo, et lui donne un coup de pied qualifié de violent, par derrière et par surprise donc, à la jambe, provoquant le malaise et la chute.

Le pacemaker, traceur du déroulé des faits

Ce coup de pied a été générateur d'un stress extrême qui a fait lâcher ce cœur déjà fragilisé, a expliqué l'expert. Ce pacemaker horodaté est dans cette affaire selon elle, un véritable traceur de ce qui s'est passé, en parallèle des témoignages et des images des caméras de vidéo-surveillance. Il est très fiable et permet de déterminer, à la minute près, l'emballement, la défaillance, puis de l'arrêt cardiaque.

Un scénario longtemps nié par l'accusé. Sarcastique en garde à vue, rejetant sa responsabilité, selon les policiers, qui avait même parlé de "caresse", pour le coup de pied infligé, et lancé "bien fait pour lui" en redonnant un deuxième coup, alors que le retraité agonisait au sol.

Verdict ce mercredi

Un agresseur surtout fragile, selon son avocat : épileptique, diabétique et handicapé qui a rencontré une autre fragilité, dont le cœur a lâché, ce jour-là, mais qui aurait pu avoir lieu à n'importe quel autre moment.

Les plaidoiries des avocats et les réquisitions sont programmés dans la matinée. Le verdict est attendu dans la journée de mercredi. L'accusé encourt 15 ans de réclusion criminelle pour ces faits qualifiés de "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner".