Faits divers – Justice

Assises de Haute-Garonne : Rédouane Ikil est acquitté

Par Pierre Viaud, France Bleu Béarn et France Bleu Toulouse vendredi 30 juin 2017 à 17:11

le palais de justice de Toulouse
le palais de justice de Toulouse © Radio France - Pierre Viaud

Alors que l'avocat général avait requis 30 ans de réclusion, le Palois, ancien directeur d'une Banque Postale à Toulouse, a été acquitté ce vendredi après-midi des braquages de St Cyprien et Bellefontaine. Son co-accusé, Fabien Djetcha a été condamné à 15 ans de prison.

Le verdict a été accueilli sous les applaudissements et les cris de la salle d'assises, vite réprimés par le président. Après dix jours d'un procès sous haute tension, l'ancien directeur de la Banque Postale, Rédouane Ikil a été blanchi des braquages de Bellefontaine et St Cyprien en 2011 et 2013. Deux agences de la Banque Postale dévalisée après qu'une de leurs employée a été prise en otage.

Trente années de détentions requises

Jeudi l'avocat général, David Sénat avait pourtant requis 30 années de réclusion contre Rédouane Ikil et son co-accusé Fabien Djetcha qui avait en partie reconnu sa participation à l'attaque de Saint Cyprien. Il avait été arrêté sur place après une course poursuite sur les toits avec les policiers. Mis en cause après la découverte chez Djetcha d'un plan du bureau de poste portant son empreinte digitale, Rédouane Ikil, présenté comme le cerveau de l'affaire, a toujours clamé son innocence et affirmé que ce plan avait été obtenu sous la contrainte lors d'une agression armée à son domicile. Il vient de passer plus de trois ans en détention préventive.

Des cris et des applaudissements pour accueillir le verdict

Faute d'éléments matériels, le jury a dû se fier à son intime conviction pour prononcer les peines. Un délibéré de plus de six heures à l'issue duquel Rédouane Ikil a donc été acquitté devant sa mère et son épouse en larmes. Un verdict accueilli par les brefs applaudissements de la salle d'assises avant que Rédouane Ikil et son avocat ne tombent dans les bras l'un de l'autre.

"Un soulagement que vous ne pouvez pas imaginer" Me E. Martial avocat de la défense

La mère de Rédouane Ikil a quitté la cour d'assises en larmes, de joie.

"j'ai passé la nuit à prier" la maman de Rédouane Ikil

Les parties civiles n'ont pas souhaité s'exprimer. Elles ont dix jours pour faire appel.