Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Assises de l'Isère : Georges Pouille sort enfin du silence au deuxième de son procès

-
Par , , France Bleu Isère, France Bleu
Grenoble, France

Georges Pouille est enfin sorti de son silence jeudi devant les assises de l'Isère, au deuxième et avant-dernier jour de son procès. Il est accusé d'avoir tué la petite Saïda Berch, à Voreppe, au nord de Grenoble, en novembre 1996.

Justice (illustration)
Justice (illustration) © Maxppp -

Georges Pouille, 41 ans, comparaît durant trois jours, depuis mercredi, devant la cour d'assises de l'Isère à Grenoble. L'accusé doit répondre du meurtre de Saïda Berch, 10 ans, à Voreppe, au nord de Grenoble, le 22 novembre 1996. Au terme d'un rebondissement en 2013, il avait été confondu, 17 ans après les faits, par son ADN. Au deuxième jour de son procès, jeudi, l'accusé a raconté à sa façon ce qui s'est passé ce jour-là, d'une voix parfois inaudible à cause de sa maladie, une maladie dégénérative qui affaiblit les muscles et donc qui rend sa diction difficile.

George Pouille ne reconnaît pas sa culpabilité dans la mort de Saïda

Il n'a pas reconnu sa culpabilité

"Monsieur Pouille, il est temps a présent de parler"
— Maître Denis Dreyfus, un des avocats de Georges Pouille

Dans le box des accusés, Georges Pouille s'est emparé du micro et ne va plus le lâcher. "J'ai prêté mon vélo à cette fille (Saïda, ndlr). Pendant ce temps, je me suis roulé un joint. Après, j'ai repris mon vélo et je suis parti, mais elle m'a suivi. Ça m'a énervé. Alors, c'est parti tout seul, je lui ai mis un coup sur la tête. elle est tombée." Georges Pouille lui demande si elle a mal, elle dit non. "Je l'ai relevée et j'ai mis son pull autour de son cou, et puis je suis rentré chez moi". Par cette explication, il explique donc que ce n'est donc pas lui qui a tué Saïda, une attitude que regrette Maître Arnaud Lévy-Soussan, un des avocats de la famille de Saïda.

"Il reste sur l'une des ses versions adoptées pendant la durée de l'information judiciaire. C'est une version incompatible au regard des éléments objectifs de cette procédure et des constatations auxquelles ont procédé les gendarmes. Il a surement fait une partie du chemin mais il ne va pas jusqu'à assumer sa responsabilité et admettre des faits qu'il a reconnus au moment de son arrestation."
—  Maître Arnaud Lévy-Soussan, un des avocats des parties civiles

Georges Pouille continue et explique que celui qui a tué Saïda ne mérite pas de vivre. "Si j'avais su que c’était la sœur de mon copain Mohamed Berch, je l'aurais ramenée chez elle" dit-il à la barre. Dans la salle, la mere de Saïda éclate en sanglots. Le verdict est attendu vendredi dans la soirée.

À lire aussi

Grenoble : Georges Pouille, jugé pour le meurtre de la petite Saïda, vingt après les faits

Procès du meurtre de la petite Saïda : ambiance pesante devant les assises de l'Isère

Choix de la station

À venir dansDanssecondess