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Faits divers – Justice

Assises de la Côte-d'Or : comment se déroule une première journée de procès ?

jeudi 24 janvier 2019 à 23:40 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne

Le procès d'un homme de 79 ans, accusé d'avoir assassiné une femme avec qui il avait une relation à Talant en 2016, a démarré ce jeudi devant la Cour d'assises de la Côte-d'Or. Mais comment se déroule la première journée d'un procès ?

Les sièges où s'assoient les juges et les jurés
Les sièges où s'assoient les juges et les jurés © Radio France - Faustine Mauerhan

Dijon, France

Une sonnerie retentit. Le public se lève et l'huissier annonce : "la Cour !". Ce jeudi, un nouveau procès s'ouvre devant la Cour d'assises de la Côte-d'Or. Celui d'un homme de 79 ans accusé d'avoir assassiné une femme avec qui il avait une liaison, à coups de couteau et de marteau. 

Tirage au sort des jurés 

La première étape de cette journée, c'est la composition de la Cour justement, avec le tirage au sort des jurés. Ils sont une trentaine installés sur les bancs du public. Ils ont été tirés au sort quelques mois plus tôt d'après les listes électorales. Six d'entre eux seront amenés à juger l'accusé aux côtés du Président et de ses assesseurs. Lorsqu'une personne est tirée au sort, elle s'extirpe du banc sur lequel elle est assise et s'avance vers les magistrats. Si personne ne dit rien, elle va s'asseoir face au public, à côté des juges. Mais si les avocats de la défense ou l'avocat général lance un : "récusé", la personne n'a plus qu'à faire demi-tour et peut soit rester dans la salle pour assister aux débats, soit repartir vaquer à ses occupations. 

Les avocats de la défense peuvent récuser jusqu'à quatre jurés, l'avocat général peut en récuser trois. Ils n'ont pas besoin de justifier leur choix, et n'ont pour seules informations que le nom, l'âge et la profession de la personne, ainsi que son attitude le jour de l'audience. 

L'ouverture des débats 

Le Président fait ensuite un bref rappel des faits qui sont reprochés à l'accusé avant de lui donner la parole. Il lui pose des questions, les avocats de deux parties et l'avocat général peuvent le faire aussi. C'est à ce moment là que les jurés se font une première opinion : ils découvrent l'attitude de l'accusé, sa manière de s'exprimer, entendent s'il exprime ou non des remords et s'il est capable d'expliquer son geste. 

S'ensuit ensuite la valse des témoignages : ce jeudi par exemple se sont succédés à la barre deux médecins légistes qui ont examiné le corps de la victime, un capitaine de police qui a entendu les premières versions de l'accusé en garde à vue, des voisins qui ont essayé d'interpeller l'homme juste après le drame. Les témoignages sont parfois très techniques, parfois très émouvants. Si besoin, le tribunal ouvre un scellé ou montre des photos de la scène de crime pour que les jurés se fassent une idée plus précise. Ils n'ont pas accès à l'intégralité du dossier et doivent se baser uniquement sur ce qui est dit à l'audience pour se forger une intime conviction.