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Faits divers – Justice

Assises de la Creuse : Alain Volatron condamné à 18 ans de prison

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Par , France Bleu Creuse

Alain Volatron est condamné à 18 ans de prison. La cour d'Assises de la Creuse l'a reconnu coupable de tentatives de meurtres sur des riverains et des gendarmes, lorsqu'il a tiré à neuf reprises, le 26 octobre 2016 à Bussière-Dunoise.

La cour d'assises de la Creuse a condamné Alain Volatron ce vendredi. L'accusé est reconnu coupable de tentatives de meurtre, après avoir tiré sur des gendarmes et des riverains lors de son expulsion.
La cour d'assises de la Creuse a condamné Alain Volatron ce vendredi. L'accusé est reconnu coupable de tentatives de meurtre, après avoir tiré sur des gendarmes et des riverains lors de son expulsion. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Guéret, France

La cour d'assises rend son verdict : Alain Volatron est condamné à 18 ans de prison ferme, assortie d'une peine de sûreté de 12 ans. Aux termes de cinq jours de procès, les jurés ont reconnu l'accusé coupable de tentatives de meurtre sur des riverains et des gendarmes, le 26 octobre 2016, dans son hameau de Langledure à Bussière Dunoise.

Thierry est l'un des voisins d'Alain Volatron, blessé par un plomb le 26 octobre 2016

Ce jour là, cet homme de 62 ans avait feu à plusieurs reprises sur les gendarmes venus épaulés les huissiers chargés de son expulsion : il n'avait plus le droit d'habiter dans la grange qu'il occupait, car elle avait été cédé à ses voisins. L'accusé avait été condamné en 2009 pour des violences, mais n'avait jamais voulu payer les dommages et intérêts. Après une longue procédure, les victimes avaient alors récupérer la bâtisse. 

Pour l'avocat des gendarmes, Maître Guillaume Viennois, cette décision doit permettre à ses clients de tourner la page.

Le parquet avait requis 20 ans de prison

Lorsque les gendarmes se sont présentés à son domicile, Alain Volatron avait trouvé refuge dans un petit chalet, d'où il avait fait feu sur la colonne du PSIG, le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie. Il avait ensuite à nouveau tiré sur des gendarmes de la Communauté de Brigade de Sainte-Feyre, et sur des riverains présents dans le petit hameau. Au total, quatre personnes avaient été blessées. Au tribunal, il a reconnu avoir voulu se rendre chez les voisins avec qu'il était en conflit, et tuer quatre membres de la famille. 

Ce vendredi, lors de son réquisitoire, l'avocat général avait demandé  20 ans de prison à l'encontre de l'accusé, assortie d'une période de sûreté de 13 ans et quatre mois (les 2/3 de la peine), car il craignait un risque de récidive en raison de la personnalité d'Alain Volatron : "sa paranoïa, son refus de l'ordre établi, sa détermination extrême." Thibault Fouris, a également souligné sa conviction des "intentions meurtrières" de l'accusé, qui a fait feu à neuf reprises, à chaque fois à hauteur d'homme. "S'il n'y a pas eu de mort, c'est uniquement, soit grâce à l'équipement balistique, le gilet pare-balles, le casque lourd, soit aux réflexes des militaires, soit manque de précision" du tireur.

Pour la défense, l'accusé n'avait pas la volonté de tuer lorsqu'il a fait feu

Une peine que la défense avait alors jugé trop lourde : "20 ans, ça a quel sens", s'interroge l'avocate de l'accusé, Maître Marie-France Galbrun. Elle avait d'ailleurs appelé les jurés à ne pas faire de ce procès, "un exemple". Dans sa plaidoirie, l'avocate avait notamment tenté de remettre en cause la volonté de tuer d'Alain Volatron lorsqu'il a tiré à neuf reprises. "Il a tiré, non pas pour tuer. Pour blesser peut-être, pour mettre hors de combat", d'abord les gendarmes du PSIG, puis ceux de Sainte-Feyre. Lorsqu'il a fait feu sur un voisin, "L'a-t-il reconnu, je ne sais pas." Elle veut pour preuve la réaction de son client lorsqu'il se rend compte qu'il vient de tirer sur un civil : "Je suis redescendu sur terre". L'homme s'était alors rendu. "Alors, je vous pose la question, avait-il la volonté de donner la mort ? Je dis non", avait-elle martelé, soulignant l'état d'esprit de son client, à bout, "à cause d'un conflit de voisinage, de 30 centimètres de terrain."

Les jurés ont eux donc reconnu l'accusé coupable des chefs d'accusation de tentatives de meurtre, et de tentatives de meurtres sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Alain Volatron, qui a déjà passé trois années en prison, en détention provisoire, repart derrière les barreaux. Outre les 18 années de réclusion criminelle, l'accusé a interdiction de porter une arme pendant 15 ans, et de se présenter en Creuse pendant 10 ans. Un suivi socio-judiciaire à l'issue de sa sortie de prison a été prononcé pour une période de cinq ans. Alain Volatron a 10 jours pour faire appel de sa condamnation. 

Ces 18 années de prison sont assorties d'une période de sûreté de 12 ans.. Une condamnation très sévère pour l'avocate d'Alain Volatron, Maïtre Marie-France Galbrun.

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