Faits divers – Justice

Assises de la Creuse : Joël Vaslin condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ex-compagne

Par Valérie Mosnier et France Bleu, France Bleu Creuse et France Bleu mercredi 19 octobre 2016 à 18:45 Mis à jour le mercredi 19 octobre 2016 à 21:21

Joël Vaslin a été reconnu coupable du meurtre de Nathalie Bourdarias le 18 avril 2014 à Saint-Fiel
Joël Vaslin a été reconnu coupable du meurtre de Nathalie Bourdarias le 18 avril 2014 à Saint-Fiel © Radio France - Valérie Mosnier

Le verdict des Assises de la Creuse est tombé ce mercredi en milieu d'après-midi. Joël Vaslin, 72 ans, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ex-compagne Nathalie Bourdarias. Il a dix jours pour faire appel de cette décision.

Les jurés de la Cour d'Assises de la Creuse sont allés au-delà des réquisitions de l'avocat général, qui avait demandé une peine de 16 ans de réclusion criminelle. Après un peu moins de trois heures de délibérations, ils ont reconnu Joël Vaslin coupable du meurtre de Nathalie Bourdarias, son ex-compagne, le 18 avril 2014. L'ancien programmeur informaticien dans le secteur bancaire est condamné à 18 ans de réclusion criminelle.

Un verdict qui n'a aucun sens - Me Edith Verger-Morlhigem

A l'annonce du verdict, Joël Vaslin n'a aucune réaction. Il reste droit dans le box des accusés, la tête baissée et les mains croisées. Le matin, il avait déjà été bouleversé par les 16 années de réclusion criminelle, requises par l'avocat général. Il a aussi beaucoup pleuré pendant la plaidoirie de son avocate. La défense s'est attachée à montrer qui était vraiment cet homme de 72 ans, ses souffrances de l'enfance : un manque de tendresse, des agressions sexuelles et la carapace qu'il s'est forgée pour se protéger, le grand amour avec Nathalie et son attachement à leur fils.

"Je suis le responsable de la mort de Nathalie, mais j'ai jamais, jamais voulu ça. Je vous demande pardon à tous", ce sont les derniers mots de Joël Vaslin à la Cour. Il ne tient presque plus debout et ne retient pas ses larmes.

Tout l'enjeu du procès était de savoir si Joël Vaslin avait voulu tuer son ex-compagne et si son discernement était altéré au moment des faits. Les jurés ont donc répondu oui à la première question et non à l'autre, ils sont même allés au-delà de ce que demandait l'avocat général en le condamnant à 18 ans de réclusion criminelle. Joël Vaslin commence à réaliser en attendant l'audience qui statue sur les dommages et intérêts. Il se remet à pleurer, à trembler de tout son corps. "Il est anéanti" dit son avocate. Pour Me Edith Verger-Morlhigem "ce verdict n'a aucun sens, compte tenu du dossier, de la personnalité de Mr Vaslin, c'est un verdict qui ne repose sur rien"

Me Edith Verger-Morlhigem, avocate de Joël Vaslin

Un verdict qui remet les choses à sa place - Me Hélène Mazure

"Les parties civiles si elles peuvent se dire satisfaites, ce n'est pas tant sur le quantum de la peine que sur le principe de fond que recèle cette décision" explique Me Hélène Mazure, "il n'y a aucun doute sur l'intention de tuer et aucun que ça a été commis par quelqu'un qui était en pleine possession de ses moyens."

Joël Vaslin a dix jours pour faire appel de sa condamnation.

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