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Assises de la Creuse : les parents du petit Gabin assurent "ne pas s'être rendu compte" de son état

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Par , France Bleu Creuse

Le procès des parents du petit Gabin s'est ouvert ce mardi 12 novembre devant la cour d'assises de la Creuse. Le couple est jugé pour privations de soin ayant entraîné la mort de leur garçon de 22 mois. Les parents ont reconnu à demi-mot une défaillance dans leur prise en charge de l'enfant.

Au premier jour du procès, la maman du petit Gabin reconnait à demi-mots un défaut de soin.
Au premier jour du procès, la maman du petit Gabin reconnait à demi-mots un défaut de soin. © Radio France - Camille André

Le procès des parents du petit Gabin s'est ouvert ce mardi devant la cour d'assises de la Creuse. Edouard et Céline sont jugés jusqu'en fin de semaine pour privation de soin, après la mort de leur petit garçon de 22 mois en 2013. Aux urgences, les secours n'avaient pas réussi à réanimer l'enfant, arrivé très amaigri et totalement déshydraté

Cette première journée a permis d'éclairer un peu la personnalité des deux accusés.

Les parents sont toujours ensemble

Lors du décès de Gabin, le couple battait de l'aile. Cependant, Edouard et Céline se sont depuis remis ensemble. Dès la lecture des faits, ils ont adopté des attitudes très différentes. Edouard, le père a souvent semblé distant, presque hagard. A plusieurs reprises, cet ancien ouvrier, longtemps employé à Aubusson a indiqué ne pas se souvenir d'éléments intimes, comme les formations professionnelles qu'il a suivies, ou encore la date de naissance de Gabin. Il a expliqué que ces trous de mémoires, étaient liés à "des cachets qu'il prenait contre la dépression".

C'est souvent Céline, la mère, qui a pris la parole pour expliquer les difficultés du couple, l'histoire de la famille et son fonctionnement, à l'époque du drame. Au cours de l'audience, elle a souvent semblé plus affectée. 

La mère reconnait à demi-mot le défaut de soin

En début d'après-midi, les deux parents ont été interrogés sur leur ménage : comment était utilisé l'argent, puisqu'ils avaient des dettes ? Qui s'occupait de l'entretien de la maison? Lors des perquisitions, les enquêteurs ont en effet trouvé une habitation sale et extrêmement mal rangée. Pourquoi, encore, l'école du fils aîné du couple avait-elle fait un signalement, concernant l'hygiène de cet enfant ?

A la barre, Céline, a laissé échapper quelques sanglots, pour la première fois. 

"Ce n'est pas que l'on ne s'occupait pas des enfants, c'est que l'on ne s'en occupait pas comme il faut" 

Elle tente de s'expliquer. "On ne se sentait pas bien dans notre couple. Il battait de l'aile. Par ailleurs je n'avais pas de travail, mon conjoint était mal dans le sien. J'ai tout laissé aller, c'était un lâcher prise total", a-t-elle reconnu.

Derrière ses lunettes aux grosses montures, les yeux rougis, la maman de Gabin a reconnu qu'ils auraient "dû demander de l'aide, mais on avait peur du jugement", a-t-elle indiqué, avant d'ajouter: "Qu'est-ce qu'on aurait pu dire à nos proches? Qu'on ne s'en sortait pas avec la vie?"  

La famille assure n'avoir rien remarqué d'anormal

Le couple était pourtant entouré. Plusieurs membres de la famille ont été appelés à témoigner. La grand-mère de Céline et son mari gardaient souvent Gabin et son grand-frère. Quinze jours avant la mort de l'enfant, ils les avaient d'ailleurs reçus chez eux. Il les avaient nourris, lavés. Tous deux ont assuré qu'ils n'avaient rien vu de spécial dans le comportement ou dans la perte de poids de Gabin. Pourtant, à sa mort, le petit garçon ne pesait plus que six kilos.

De l'avis de tous les proches, Gabin avait toujours été "un enfant très mince". A près de deux ans, il ne marchait pas, parlait peu et ne grossissait pas. Ces éléments avaient inquiété certains proches qui avaient conseillé au couple de consulter un spécialiste. Céline assure qu'elle avait alors emmené son fils consulter le médecin de famille. Ce dernier aurait diagnostiqué un défaut de fixation du calcium.

Le reste de la famille semble s'être satisfait de cette explication. "Si j'avais soupçonné une maltraitance, j'aurais fait un signalement a juré le mari de la grand-mère de Céline, qui a longtemps exercé la profession d'infirmier en psychiatrie.

Le grand-père paternel avait fait un signalement

Seul le grand-père paternel semble avoir pensé que le foyer présentait un dysfonctionnement. Au cours de son audition, il a indiqué avoir été très peu en contact avec son petit-fil Gabin, car il s'était brouillé avec le père de l'enfant. Comme le reste de la famille, il a assuré n'avoir jamais constaté que l'enfant était maigre

Cependant, quelques semaines avant le drame, il avait fait un signalement auprès des services sociaux. "Ma belle-fille avait un amant, a-t-il expliqué à la cour. J'ai pensé que la présence de ce troisième adulte pouvait être nocif pour les enfants". 

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