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Faits divers – Justice

Tentative de meurtre aux assises de la Dordogne : la loi du Talion à la barre

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Par , France Bleu Périgord

Au deuxième jour du procès, ce mardi, la victime du coup de fusil tiré par le jeune accusé a été entendue aux assises de Périgueux. L'auteur du coup de feu est revenu sur son intention de tuer l'octogénaire qui l'avait agressé lorsqu'il était enfant.

Les scellés  de la tentative d'assassinat de Marsac sur l'isle en octobre 2015
Les scellés de la tentative d'assassinat de Marsac sur l'isle en octobre 2015 © Radio France - Valérie Déjean

Marsac-sur-l'Isle, France

C'est un vieil homme cassé en deux qui s'avance vers la barre en traînant les pieds. Il souffle, tend l'oreille. Ses cannes anglaises sont restées par terre au pied de sa compagne , droite comme un "I" sur le banc à ses côtés. Il répond difficilement aux questions du président de la Cour d'Assises.

Qu'est ce que vous voulez que je vous dise ? Il est arrivé, il a pas posé de questions, il a épaulé et tiré 

Le vieil homme âgé de 78 ans au moment des faits était en train d'éplucher des échalotes. Il a eu la présence d'esprit de se tourner pour éviter le tir. La volée de plombs aurait du l'atteindre en plein cœur ou en pleine tête, elle l'a frappé derrière l'épaule, provoquant une plaie de 15 centimètres et beaucoup de dégâts sur son chemin ; au poumon, au diaphragme, à la rate, au colon. Interrogé sur les conséquences de ce coup de fusil, il explique : "Voyez comment je marche, je ne suis plus comme avant, je ne peux plus rien faire, je me sens diminué." Le médecin légiste évalue à 18% les séquelles fonctionnelles pour l'octogénaire, en prenant en compte les effets psychologiques de cette agression, l'octogénaire a eu très peur : "Il n'était pas venu pour faire de la dentelle."

"J'ai pensé qu'il était là pour me tuer"

Alors comment comprendre ce coup de fusil si ce n'est l'envie de se venger ? La vice-procureure Anne-Claire Galois revient à la charge une nouvelle fois, elle interroge la victime condamnée en 2007 pour des gestes déplacés commis sur l'accusé lorsqu'il était enfant : "Est ce que vous l'avez agressé sexuellement ?" 

Et cette fois le vieil homme avoue : "Je vais pas vous mentir, je vais vous dire « oui »." Sur le banc, sa compagne tressaille à peine, elle qui a toujours refusé de croire son petit-fils, puis reconnait : "Je regrette ce que j'ai dit de lui, de ne pas l'avoir écouté." Les regrets sont tardifs mais rassurants pour l'accusé qui minimise sur son intention de tuer le vieil homme, au deuxième jour du procès : "Je voulais juste lui faire du mal. C'est grave ce que j'avais subi, c'est grave ce qui lui est arrivé, c'est comme si je lui avais rendu la pareille mais je ne voulais pas le tuer." 

Alors pourquoi a-t-il épaulé le fusil ? Pourquoi n'a-t-il pas demandé que l'on appelle les secours mais seulement la police ? Pourquoi y avait il deux cartouches  dans le fusil ? Était-ce un geste désespéré ou la volonté délibérée de le tuer ? Verdict ce mercredi. 

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