Faits divers – Justice

Assises de la Drôme : le massacre d'une grand-mère à Montélimar

Par Nathalie De Keyzer, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu lundi 19 septembre 2016 à 6:46

Cour d' Assises de la Drôme
Cour d' Assises de la Drôme © Radio France - nathalie de keyzer

Le procès de l'horreur s'ouvre aujourd’hui aux assises de la Drôme, le meurtre d'une grand-mère de Montélimar. Cette femme de 65 ans a été massacrée par sa fille, son petit fils et deux de ses copains. Le drame s'est produit en avril 2013. Le procès doit durer cinq jours.

C'est le procès de l'horreur qui s'ouvre ce lundi aux assises de la Drôme. Une cour d'assise des mineurs puisque trois des cinq accusés n'avaient que 16 ans et demi au moment des faits et pourtant ces adolescents ont reconnu s’être acharnés sur la grand-mère de l'un d'eux. Une infirmière en retraite de 65 ans massacrée dans son appartement du centre-ville.

La fille et le petit-fils meurtriers

Parmi ses meurtriers en plus de son petit-fils,  il y avait aussi sa fille de 41 ans, et c'est sans aucun doute cette fille  décrite comme  héroïnomane et alcoolique  qui semble à l’origine de la mort de cette grand-mère. La fille  vivait aux crochets de sa mère, et l'avait déjà frappée à plusieurs reprises. Jusqu’à ce mois d'avril 2013 ou la grand-mère décide de déménager et ne plus rien payer pour sa fille et son petit-fils délinquant.

Déferlement de rage et de violence

Voilà ce qui déclenche la rage incontrôlable de ces deux là. Aidés par deux copains du petit-fils, eux aussi âgés de moins de 17 ans,  ils se déchaînent pendant de longues minutes sur la grand-mère. Tous les quatre la frappent avec tout ce qui leur tombe sous la main : un tabouret, une poêle à frire, un marteau et même une poupée en porcelaine qu'on lui brise sur le crâne avant de l’achever à coups de couteau.

Le corps jamais retrouvé

Pour faire disparaître le corps, les meurtriers appellent un ami bénévole au Samu social de Montélimar. L'homme, sans poser de question, emballe le cadavre dans une couette, le sangle avec des parpaings et le transporte pour le jeter dans le Rhône. Le corps n'a jamais pu être retrouvé, mais tous les cinq sont passés aux aveux. Leur procès doit durer toute la semaine à huis clos puisqu'il s'agit de la cour d'Assises des mineurs.