Faits divers – Justice

Assises de la Drôme : un Valentinois tire sur sa petite amie et la laisse pour morte

Par Nathalie De Keyzer et Stéphane Milhomme, France Bleu Drôme-Ardèche lundi 10 février 2014 à 6:01

La grande salle d'audience du palais de Justice de Valence
La grande salle d'audience du palais de Justice de Valence © Radio France

Nouveau procès ce lundi aux assises de la Drome : celui de Maël Combier, jeune valentinois de 25 ans. Il avait tiré une balle dans la nuque de sa petite amie lors d'un week end en Italie et s'était enfui en la laissant pour morte il y a trois ans presque jour pour jour. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité.

Maël Combier a toujours certifié qu'il n'avait pas voulu tuer Samira. Les jurés de la cour d'assises de la Drôme risquent d'avoir du mal à y croire. Le samedi 26 février 2011, Maël est au travail. Salarié dans le BTP, sérieux,  apprécié, il quitte soudain le chantier. Le jeune va retirer 460 euros en liquide, monte au quartier de Fontbarlette, achète un revolver 7.65 et des cartouches à un inconnu et part essayer son arme au bord du Rhône. Ensuite, Maël passe chercher Samira chez elle à Crest.

L'arme pour faire peur à la jeune femme

L'histoire d'amour du couple est houleuse : les crises de jalousie succédent aux violences et aux disputes. La veille en boîte de nuit, les cousins de Samira se sont battus avec Maël. L'arme, c'était pour faire peur à la jeune femme qu'elle accepte leur séparation, qu'elle arrête de le harceler : trois mille trois cents coups de fil et trois mille huit cents SMS en huit mois. En moyenne, quinze SMS par jour et autant de coup de téléphone.

Et le voyage improvisé en Italie, c'est le hasard, partir loin pour discuter ; mais le lundi sur le chemin de retour, Maël sort de l'autoroute près de la frontière française. Et au bout d'une petit chemin, dans un lieu désert, il tire une balle dans la nuque de Samira.

"Le coup est parti tout seul" assure Maël. Faux répondent les experts qui ont analysé le revolver. Samira a pu être sauvée par hasard, grâce à un passant, mais elle est handicapée à vie. Elle ne peut ni manger ni se laver seule et elle ne pourra plus jamais  marcher.  

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