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Faits divers – Justice

Assises de la Gironde : accusé d'un meurtre maquillé en incendie à St Magne, il refuse d'être jugé puis de parler

lundi 9 octobre 2017 à 19:27 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

Le premier jour du procès d'un Girondin de 45 ans accusé d'avoir tué une septuagénaire à St Magne en juillet 2014, d'un coup de fusil et d'avoir maquillé ce crime en incendie, a tourné court devant la cour d'assises à Bordeaux ce lundi. Il a d'abord refusé de venir dans le box, puis de parler.

Maître Nougier et maître Payet, ont du parlementer avant que l'accusé n'accepte d'entrer dans le box des assises de la Gironde
Maître Nougier et maître Payet, ont du parlementer avant que l'accusé n'accepte d'entrer dans le box des assises de la Gironde © Radio France - Stéphanie Brossard

Un coup de théâtre, pour débuter ce procès, d'un meurtre maquillé en incendie dans une maison de St Magne en juillet 2014, prévu sur cinq jours. L'accusé de 45 ans, multirécidiviste (déjà condamné pour le meurtre d'un copain de régiment à Martignas-sur-Jalles en 1991 devant cette même cour d'assises de la Gironde), a d'abord refusé d'être extrait de sa cellule du palais de justice de Bordeaux, avant d'invoquer son droit au silence.

"Je préfère me taire"

Les débats ont tourné court, suspendus après à peine 2h30 d'audience. L'après-midi avait démarré par un moment de flottement alors que la salle d'assises est déjà pleine et que l'assistance attend le début du procès. La rumeur parvient aux oreilles des parties civiles. L'accusé refuse d'être extrait de sa cellule du palais de justice et d'être amené dans le box. Il ne veut pas être jugé. Sans plus d'explications. Et invoque son droit au silence.

En coulisses, le président de la cour, menace alors de faire venir un huissier pour le constater et d'envoyer la force pour l'obliger. Une demi-heure s'écoule. Ses avocats parlementent. Il finit, par apparaître, menotté, entouré par deux policiers : longue barbe grisonnante, visage fermé, chemise bleu et pantalon fushia. "Oui, vous avez le droit au silence.. mais vous avez le devoir de comparaître", le met en garde le Président. "Et on ne va pas perdre 30 minutes tous les jours en début d'audience parce que vous ne voulez pas venir!". "Je préfère me taire". C'est la seule phrase que l'on entendra de sa bouche.

Affront pour les uns, droit pour les autres

Pour l'avocate de la famille de la victime, maître Reulet, "il crache à la gueule des parties civiles qui attendaient ce moment pour connaître la vérité".

Maître Reulet "une insulte supplémentaire à la famille de la victime"

Maître Reulet l'avocate des parties civiles - Radio France
Maître Reulet l'avocate des parties civiles © Radio France -

"C'est vrai, il ne se rend pas service mais c'est son choix et il a le sentiment, vu son casier, que les jeux sont déjà fait. Qu'il se prendra perpétuité, quoiqu'il arrive" plaide son conseil, maître Nougier.

Maître Rougier "ce n'est pas une stratégie de défense"

Les débats doivent reprendre ce mardi matin. Le verdict doit intervenir vendredi.