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Assises de la Gironde : jugé pour avoir étranglé sa compagne à Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

Il n'aurait pas supporté "son mépris et ses insultes" et la possibilité qu'ils se séparent. Un homme de 45 ans du Bouscat, est jugé pour le meurtre de sa sa compagne à Bordeaux en 2012. Il l'a frappée puis étranglée avant d'appeler les policiers. Il évoque une relation "chaotique" durant huit ans.

L'entrée de la cour d'assises de la Gironde
L'entrée de la cour d'assises de la Gironde © Radio France - Stéphanie Brossard

La cour d'assises de la Gironde juge depuis ce lundi et jusqu'à mercredi, un homme de 45 ans, habitant au Bouscat, pour meurtre. Il est accusé d'avoir frappé, étranglé et tué (elle était décédée deux jours plus tard), celle qui était sa compagne depuis huit ans, et mère de son deuxième fils, dans sa maison à elle (elle vivait à Bordeaux, lui au Bouscat) dans le quartier Nansouty de Bordeaux, le 10 octobre 2012. Il avait appelé les policiers après l'avoir laissée inanimée dans la cuisine. Il aurait voulu "la faire taire", car il n'aurait pas supporté "son mépris" et "insultes", en particulier sur la façon de s'occuper des enfants. Leur relation a été qualifiée de "houleuse et chaotique".

Les mots de l'accusé dès l'ouverture des débats : "C'est horrible d'avoir pris la vie d'une maman, désolé, pardon"

Dès le début du procès, l'accusé exprime "ses regrets, remords". Ilexplique que "c'est horrible... d'avoir pris la vie d'une maman, d'une fille, d'une sœur, et d'une amie, de la femme qui l'a aimé et que lui a aimée, qui lui a donné un enfant et qui n'est plus là aujourd'hui... qu'il n'a pas voulu qu'elle ne soit pas là, et qu'il espère qu'on pourra lui pardonner". Aucune réaction dans la salle. Moue des avocats des parties civiles qui semblent douter de sa sincérité. Comme quand il s'étale, longuement, au point d'être coupé par le président de la cour, sur sa vie, son parcours et sa relation tumultueuse avec la victime, prof au Mirail, attachée à son métier et indépendante, avec laquelle, il aura passé huit ans (sans jamais vivre sous le même toit), se séparant et se rabibochant, à de multiples reprises. Il était "comme aimanté", "sous l'emprise de cette femme, qu'il aurait eu peur de perdre" selon une expert psychologue. "Pour lui, la séparation était impossible".

"Vous considérez-vous comme un homme battu ?" "Oui"

Un deuxième expert psychologue vient alors à la barre et raconte la dualité de l'accusé : "Il l'aimait mais il ne cesse de la dénigrer en même temps". Il la décrit comme "jolie", "intelligente", et raconte que "jamais, il n'a aimé quelqu'un comme elle". Mais il évoque aussi "son mépris permanent", "son hystérie", et "ses violences", à travers de multiples allusions au cours d'un long monologue, pour décrire sa relation ("chaotique") avec la victime, jusqu'au jour du drame. Plusieurs fois, il répète : "Je ne veux pas choquer la partie civile, mais elle était violente". Il ajoute qu'elle était capable de le"mordre"**, ou de le "courser avec un couteau"**, lors de disputes répétées, sur le premier bébé de lui qu'elle portait et l'avortement que lui refusait, ou sur le nom de famille que devait porter leur fils, après être tombée enceinte une deuxième fois. "Vous considérez-vous comme un homme battu ?", lui demande alors le président. "Oui, j'ai reçu des coups, et je suis, pour une partie, victime".

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