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Faits divers – Justice

Assises de la Sarthe : « depuis, je n’arrive pas à voir l’avenir »

vendredi 14 septembre 2018 à 15:14 Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine

Au 3e jour du procès, la seconde plaignante témoigne. Elle accuse son ancien entraîneur de rugby de viol. En larmes, elle explique le choc, son silence avant de porter plainte et ses difficultés, aujourd’hui, à se reconstruire.

Le procès dure jusqu'à lundi.
Le procès dure jusqu'à lundi. © Radio France - Bertrand Hochet

Le Mans, France

Envahie par l’émotion, dès le début de sa déposition, la plaignante, en larmes, décrit les « gestes ambigus » qui ont commencé « rapidement » après son arrivée au club de La Ferté Bernard en 2009. Tout comme son amie, la veille devant cette même Cour d’Assises de la Sarthe, elle raconte que son entraîneur lui touchait « les seins et les fesses » qu’il avait des paroles à caractère sexuel répétées. La jeune femme, âgée aujourd’hui de 22 ans, se souvient qu’au départ elle n’était pas particulièrement inquiète : « tout le monde me disait que ce n’était rien, qu’il était comme ça (l’entraîneur, ndlr) ». 

« Je n’étais plus moi »

Jusqu’au jour, où la joueuse se retrouve seule chez lui, après un match. Durant la soirée, l’entraîneur qui, devant la Cour d'Assises, nie les faits qui lui sont reprochés, « se montre très insistant ». Puis, pendant la nuit, il la rejoint dans son lit. « Après avoir passé une heure à le dissuader, j’ai compris que c’était fini, que je n’avais plus le choix », raconte la jeune femme qui décrit un second viol le lendemain matin. « Je n’étais plus moi », se souvient-elle.
 

« J’y pense tout le temps » 

Cramponnée à la barre, la jeune femme raconte les mois qui ont suivi les faits : « je pensais que je pouvais oublier. En réalité, c’était impossible. Je voulais changer de corps, j’ai perdu une dizaine de kilos ». La plaignante confie aussi la difficulté qu’elle a, aujourd’hui, à se reconstruire, son impossibilité à tourner la page. « J’ai un copain depuis trois ans », explique-t-elle. Mais « je n’arrive pas à voir l’avenir. J’y pense tout le temps ».