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Faits divers – Justice

Assises de la Sarthe : l’entraîneur de rugby décrit comme "passionné",  "calme" et "généreux"

mercredi 12 septembre 2018 à 19:43 Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine

Depuis mercredi, un ancien entraîneur de l’équipe de rugby de la Ferté Bernard est jugé pour viol et agression sexuelle sur deux joueuses mineures en 2012. La personnalité de l’accusé qui nie les faits a été passée au crible avant d’entendre, jeudi et vendredi les deux plaignantes.

Le procès est prévu pour durer quatre jours.
Le procès est prévu pour durer quatre jours. © Radio France - Bertrand Hochet

Le Mans, France

A la barre, les experts : psychiatre et psychologues décrivent un homme « calme » mais avec « un franc-parler », « généreux », « travailleur » aux multiples casquettes : déménageur, maître-chien, videur de boîte de nuit et salarié dans des entreprises de l’agroalimentaire. « Polyvalent », « adaptable », exerçant parfois deux métiers en même temps. Les différents rapports relèvent aussi que l’accusé est un sportif passionné : « je vis pour le rugby du lundi au dimanche ». Qui obtient son diplôme d’entraîneur fédéral en 2009, avant tout pour s’occuper des jeunes joueurs : « c’est ça qui m’intéressait ». Un affectif qui ne veut se fâcher avec personne. Ne souffrant d’aucune pathologie mentale

LIRE AUSSI | Sarthe : un entraîneur de rugby jugé pour viol et agression sexuelle sur deux joueuses mineures

Sur le banc des accusés, assis à côté de son avocate, l’ancien entraîneur, en polo blanc et jean noir écoute sans sourciller le portrait qui est dressé de lui. Le visage figé, l’homme de 50 ans ne dit rien lorsque le président lui donne la parole. Ses seuls mots, au début de l’audience, ont été pour nier, à nouveau, les faits qui lui sont reprochés.

La question d’une éventuelle emprise

Cet ancien entraîneur du club de La Ferté Bernard est quelqu’un de reconnu dans le milieu, en qui les parents des deux plaignantes avaient toute confiance, à tel point qu’ils étaient d’accord pour que leurs filles dorment chez lui certaines veilles de matches. Les deux amies – 16 ans à l’époque, nées le même jour – sont tout aussi mordues de rugby. Elles nourrissent l’espoir de jouer dans des équipes de premier plan. Un psychologue, à propos de l'une des deux décrit ce sentiment que « si elle dénonce, elle est obligée d'arrêter le rugby ». Cette idée, dit-il, « d'être redevable ». En clair, que sans cet entraîneur elle ne serait pas arrivée à ce niveau, à un âge où, d'après cet expert, « les adultes sont parfois encore idéalisés ». Au premier jour de ce procès, la question  de la sincérité des deux plaignantes a commencé à être soulevée avec en toile de fond l'influence que l'une aurait pu exercer sur l'autre.