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Faits divers – Justice

Assises de la Vienne : "Crève, t'aurais dû te suicider !"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Poitou

Au 2 ème jour du procès de l'assassinat de Civaux, l'accusé reconnait avoir volontairement tué son ex-compagne abandonnant du coup la thèse de l'accident durant un jeu sexuel. Ce jeudi soir, la cour a aussi été le théâtre d'un échange d'une rare violence entre l'accusé et son frère aîné.

C'est ici que le sort de l'accusé va se jouer vendredi. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité
C'est ici que le sort de l'accusé va se jouer vendredi. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité © Radio France - Baudouin Calenge

Poitiers

"J'ai volontairement tué la victime", déclame l'accusé devant la cour d'assises de la Vienne lors du deuxième jour de son procès. Ce jeudi,  Kevin accusé d'avoir étranglé son ex compagne en janvier 2016 à Civaux, abandonne la thèse d'une mort accidentelle lors d'un jeu sexuel extrême tout en réaffirmant l'absence de préméditation. Une première depuis le début de cette affaire. Une audience au cours de laquelle on prend encore plus la mesure de la mythomanie de l'accusé.

"Pour moi mon frère est mort"

Les témoignages des proches de l'accusé ont été déterminants. Ses parents, ses deux frère et sœurs décrivent tous, un mytho, un menteur. Seul le père sera plus nuancé. La sœur ainée parle d'un "profiteur" avec lequel elle a coupé tout lien depuis 2010, depuis qu'elle l'a mis à la porte, excédée de le voir ne rien faire à regarder la télé. Sa cadette évoque un être "irrécupérable". "Pour moi, ajoute-t-elle, mon frère est mort depuis ce qu'il a fait". L'accusé refuse de réagir mais craque un peu plus tard lorsque son frère ainé, celui qui l'a sans doute le plus aidé, témoigne à son tour.

"Crève !"

"Il a passé sa vie à mentir et je n'ai rien d'autre à ajouter" dit-il affirmant au détour être venu dans cette salle d'audience contre son gré. La présidente insiste et quand elle rappelle son témoignage recueilli trois ans plus tôt par les gendarmes, la situation dégénère. Un mois après le meurtre, l'ainé avait dit aux militaires et l'a confirmé hier qu'il était persuadé que son frère avait maquillé la scène de crime en jeu sexuel parce qu'il n'assumait pas son acte. L'accusé sort de ses gonds. S'en suit deux minutes d'échanges haineux qui vont se conclure par ses mots glaçants "Crève, t'aurais du te suicider après ce que tu as fait".

Plus un menteur affabulateur qu'un mythomane !

Pour le docteur Allix, l'expert psychiatre, l'accusé est en fait un psychopathe, traduisez un homme fortement anti-social avec des traits de nature perverse. Et ce n'est pas pour lui un mythomane qui ment sans raisons mais un menteur affabulateur car ses mensonges ont un but, précise l'expert. Le but de se faire plaindre, de se faire remarquer ou de se faire aimer par exemple. Un homme enfin qui aurait selon lui besoin de soins. Pour le docteur Alix, l'accusé présente une dangerosité criminologique, entendez quelqu'un capable de commettre a nouveau des actes dangereux. 

Le procès doit se terminer ce vendredi soir après le réquisitoire et les plaidoiries des avocats.

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