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Faits divers - Justice

Assises de Nîmes : la femme tuée et cachée dans un clic-clac est morte dans une "souffrance maximale"

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Par , France Bleu Gard Lozère

Le procès d’un Espagnol de 53 ans pour meurtre a commencé ce mercredi à la Cour d'assises de Nîmes. Ce maçon aurait étranglé puis caché dans un canapé convertible le corps d’une femme de 57 ans en février 2016. Dans ses dépositions, l'accusé a expliqué, "elle ne rentrait pas, j’ai un peu forcé".

Cour d'assises de Nîmes.
Cour d'assises de Nîmes. © Radio France - Valentine Letesse

Nîmes, France

Le procès d'un maçon espagnol de 53 ans s'est ouvert aujourd'hui. Lors de cette première journée d'audience aux assises de Nîmes, commissaire, commandant de la police judiciaire, enquêteur et médecin légiste se sont succédé à la barre pour raconter cette nuit du 13 au 14 février 2016. La nuit où le corps d'Anne Marie Varenas, 57 a été découvert dans le coffre d'un canapé convertible. 

"Une souffrance maximum !" - Dr Mounir Benslima, médecin légiste. 

Les derniers instants de vie d'Anne Marie, étaient d'une souffrance "maximum" explique le médecin légiste à la Cour. "La preuve, c'est qu'elle en est morte" ajoute le Dr Mounir Benslima. Côtes cassées, larynx écrasé, visage tuméfié de coups de poings, du sang a également coulé de ses yeux, de son nez, de sa bouche.

Décrit comme une petite "intello bohème", cette femme d'un mètre 54 succombera après quatre à cinq minutes d'étranglement. Jusqu'à ce que le cartilage thyroïde de son larynx se brise. "Il faut appuyer très fort et avec les deux mains" précise l'expert, puisque dans 8 cas similaires sur 10, ces os ne cassent pas. 

"Il n'a pas été en mesure de nous expliquer ce qui l'a amené à ce déchaînement de violences." - Me Khadidja Aoudia, avocate des parties civiles.

Le calvaire d'Anne Marie ne s'arrête pas là. "L'espagnol" comme l'appelle les témoins, cache son corps dans le coffre du canapé lit. "En forçant un peu, car elle ne rentrait pas" explique l'accusé dans ses dépositions. Reste à savoir pourquoi Anne Marie est morte. "Il n'a pas été en mesure de nous expliquer ce qui l'a amené à ce déchaînement de violences" explique Me Khadidja Aoudia.

Mais "en filigrane" précise l'avocate des parties civiles, "des éléments du dossier nous permettent de supputer très fortement que le mobile était le viol et la volonté de la faire taire par des coups, jusqu'à la strangulation". Autre élément, deux semaines avant ce meurtre, une femme accuse ce même homme de viol et il sera jugé dans cette deuxième affaire en mars prochain à Nîmes.

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