Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Assises de Savoie : la mère infanticide est libre

mercredi 2 octobre 2013 à 7:52 Par Christophe Tourné, France Bleu Pays de Savoie

Béatrice Chamiot est reconnue coupable d'avoir tué son bébé en septembre 2009, mais elle bénéficie de la clémence des jurés.

Place du palais de justice de Chambéry, Savoie.
Place du palais de justice de Chambéry, Savoie. © Fotolia - minicel73

Béatrice Chamiot a pu rentrer libre chez elle. Cette femme de 38 ans était jugée par la cour d'Assises de Savoie depuis lundi pour infanticide. Son nouveau-né avait été retrouvé dans le Rhône en 2009 à Lucey, près de Yenne.Le bébé avait été baptisé "Inès Luce".

Les jurés ont retenu l'état psychologique de la mère

Béatrice Chamiot écope de cinq ans de prison, dont 9 mois fermes qu'elle a déjà purgé avant son procès.

L'avocat général avait requis quatre ans de prison ferme et un an avec sursis.Les jurés ont donc fait preuve de clémence face aux pleurs abondants de cette mère pendant les débats, lorsqu'elle a pris conscience de ses actes.Ils ont aussi tenu compte de l'état psychologique de l'accusée, traumatisée par sa grossesse de 2008. Une grossesse interrompue à cinq mois car le bébé présentait une malformation cérébrale.En 2009, elle se savait enceinte mais pour elle "son bébé était mort".Les jurés ont également pris en compte le fait que cette mère a un petit garçon de trois ans, né quand elle était en prison.

 

"On a réussi à faire exister Inès Luce", l'avocate des parties civiles

L'Union Départementale des Assiociations familiales, qui s'était portée partie civile, s'attendait à cette peine. 

Selon Marie-Laure Martinez, l'avocate des parties civiles, "Inès Luce était transparente, au procès elle n'a été représentée par personne, ni par ses grands-parents, ni par le père ". L'UDAF est tout de même satisfaite d'avoir pû parler du bébé pendant le procès. Marie-Laure Martinez explique : "On a beaucoup parlé de Béatrice Chamiot, mais cette petite fille est quand même apparue dans les débats, donc elle a quand même vécu ".

Le parquet général peut faire appel de ce verdict. Mais cette hypothèse est considérée comme peu probable.