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Faits divers – Justice

Assises des Deux-Sèvres : l'accusé reconnaît sa responsabilité dans la mort de Nino

jeudi 29 mars 2018 à 20:50 Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou

Au 2e jour de son procès devant la cour d'assises des Deux-Sèvres, le jeune homme de 24 ans avoue avoir maltraité Nino, neuf mois. Des violences qui ont conduit à la mort du bébé en juillet 2014 à Niort.

Maître Ludovic Baron, avocat au barreau de Lille, défend le jeune homme de 24 ans accusé de violences ayant entraîné la mort
Maître Ludovic Baron, avocat au barreau de Lille, défend le jeune homme de 24 ans accusé de violences ayant entraîné la mort © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

Il avait dit au premier jour du procès "je vais tout avouer". Il avait alors simplement reconnu quelques gifles et avoir secoué l’enfant après une chute accidentelle. C'est finalement lors du 2e jour, ce jeudi en début de soirée, que Kévin se livre, après avoir été silencieux toute la journée la tête constamment baissée alors que les experts médicaux détaillent les nombreux traumatismes constatés sur le corps de l'enfant. 

Des fractures à la tête, aux côtes, certaines remontant à environ un mois, des morsures à l'épaule et sur le bras, une marque de brûlure de cigarette dans la paume de la main... Et des lésions neurologiques liées au syndrome du bébé secoué. Lésions qui provoquent la mort de l'enfant.

"J'étais dépassé, je ne savais pas comment faire"

A la question de la présidente "est-ce que les maltraitances sont toutes de votre fait ?", Kévin répond "pas toutes mais oui je reconnais. Je ne reconnais pas les morsures et la brûlure". La présidente de la cour poursuit : "en maltraitant l'enfant vous avez fini par provoquer sa mort, vous êtes d'accord que c'est vous ?". L'accusé acquiesce de la tête, puis lâche un "oui". "J'étais dépassé, je ne savais pas comment faire", explique-t-il, des sanglots dans la voix.

Deux jours avant le drame il avait fait des recherches sur internet sur l'impulsivité, l'impulsivité envers un enfant. "Vous saviez que vous aviez des problèmes d'impulsivité et vous recommenciez ?", demande la présidente. Il dit ne pas s'être éloigné car il avait "honte"

Le verdict est attendu ce vendredi. L'accusé encourt 30 ans de réclusion. La mère de Nino est elle accusée dans ce dossier de non-assistance à personne en danger.