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Faits divers – Justice

Assises du Bas-Rhin : la nounou accusée de la mort d'un enfant de 6 mois passe aux aveux

mardi 29 novembre 2016 à 12:33 Par Lucile Guillotin et Olivier Vogel, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

La nourrice qui comparait depuis ce lundi devant la cour d'assises du Bas-Rhin a reconnu les faits pour la première fois ce mardi matin. Elle est accusée d'avoir provoqué la mort d'un bébé de 6 mois en 2014, à Reitwiller. Elle a demandé pardon aux parents de la petite Nahla.

Le procureur et l'avocat de la défense lors du procès d'Ines Honfin aux assises du Bas-Rhin
Le procureur et l'avocat de la défense lors du procès d'Ines Honfin aux assises du Bas-Rhin © Radio France - Olivier Vogel

Strasbourg, France

La nourrice qui comparait depuis ce lundi devant la cour d'assises du Bas-Rhin a reconnu les faits pour la première fois ce mardi matin. Elle est accusée d'avoir provoqué la mort d'un bébé de 6 mois en 2014, à Reitwiller. "Je ne pouvais plus contrôler ce que je faisais. Nahla pleurait. Tout s'est enchainé. C'est la colère, la violence. Tout s'est manifesté. J'avais la haine. Pardon" dit-elle.

Elle raconte les faits : "La petite a basculé. J'ai voulu la rattraper par le pyjama. Je me suis fait mal au genou. J'ai eu une montée de folie. J'ai dit merde, j'en ai marre et je l'ai plaquée au sol". Elle a raconté ensuite que Nahla était inanimée. Elle l'a secouée et l'a tapée au visage en lui disant "Nahla réveille toi". La présidente lui a demandé si c'était des gestes de secours ou de violence. "De la violence" chuchote Ines Honfin avant d'ajouter "j'étais à bout ce matin là. Je n'ai pas pu me contrôler".

"Je n'ai pas pensé à l'enfant"

Questionnée sur les multiples versions qu'elle a données aux enquêteurs, l'accusée lâche : "C'est égoïste. J'ai pensé qu'à moi, à tout ce que je perdais. Je n'ai pas pensé à l'enfant".
Juste avant que la présidente ne suspende l’audience, Ines Honfin s'est adressée aux parents de l'enfant : "Je vous demande sincèrement pardon. Pardon pour tout le mal que je vous ai fait. Je n'aurais jamais dû garder d'enfant".

Elle encourt 30 ans de réclusion criminelle. Le verdict sera rendu jeudi.