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Assises du Loiret : une maman condamnée à 4 ans et demi de prison pour avoir laissé mourir son bébé

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Le verdict est finalement tombé peu après 21 heures, une peine de cinq ans d'emprisonnement dont six mois avec sursis, a été prononcée à l'encontre de la mère de famille qui comparait pour avoir laissé mourir de faim et de soif son bébé.

Les débats devant la Cour d'assises du Loiret pourraient se dérouler à huis-clos dans cette affaire
Les débats devant la Cour d'assises du Loiret pourraient se dérouler à huis-clos dans cette affaire © Radio France - Christophe Dupuy

Après trois jours de procès devant la Cour d'assises, le verdict est finalement tombé vendredi soir peu après 21 heures, au terme de trois heures et quinze minutes de délibéré. Une peine de cinq ans d'emprisonnement, dont six mois de sursis en fin de peine, a été prononcée à l'encontre de Julie, mère de famille qui comparait pour avoir laissé mourir de faim et de soif son nourrisson de sept mois, en 2015, à Combleux. 

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Des réquisitions lourdes

Une peine qui atténue les réquisitions faites par l'avocate générale, Clémence Civit, durant le dernier jour du procès. Elle avait requis neuf ans d'emprisonnement et une suspension des droits parentaux pendant le temps d'incarcération. 

Le bébé passait ses journées dans le lit parental à agoniser.

Durant son réquisitoire elle affirme d'un ton ferme : "Julie a dissimulé son nourrisson. Le bébé passait ses journées dans le lit parental à agoniser". Dans la salle, les visages se crispent, l’atmosphère se fait pesante. "Vous avez vu les photos insoutenables du nourrisson ce matin, Julie a vu pendant plusieurs semaines son bébé comme cela". L’accusée, les larmes aux yeux, baisse la tête. 

Et si l'avocate générale reconnaît, tout au long de son réquisitoire, que Julie a été une mère aimante, cela n'est pas suffisant selon elle : "Elle n’a pas maintenu son enfant en vie. Et ça, la société ne peut l'accepter". 

Un appel à l'aide resté sans réponse... 

Une vision que ne partage absolument pas Maître Duplantier, l'avocate de la défense : "Personne ne s’est rendu compte de l’urgence de la situation alors même que Julie avait fait part de sa dépression à tout son entourage"

Face à la cour et aux jurés, l'avocate énumère la liste des proches, voisins, médecins, amis à qui Julie a fait part de son mal-être les semaines précédant le drame. Sa ligne de défense est claire, dans une plaidoirie qui a duré presque deux heures : Julie, est une personne fragile, dépressive, et elle a fait appel à l’aide plusieurs fois, mais personne ne l’a entendu.  

Alors que l'accusée est isolée

Une situation d'autant plus difficile selon l'avocate, que l'accusée est isolée : "Julie est une femme seule, qui n’a pas de famille sur qui compter. Nous l'avons vu mercredi lorsque son père antipathique est venu témoigner à la barre. Elle n'a pas de compagnon non plus puisque Sergio était parti quelques mois avant le drame. Les services sociaux, non plus, n’ont pas pris la mesure de la situation".  

Soutien de la partie civile 

Du côté de la partie civile, l'avocate Maître Monany, qui représente les trois enfants, soutient la défense : "Votre posture et votre évolution, Julie, me donnent espoir en l'avenir. Nous voyons à travers les yeux d'Arthur tout l'amour que vous leur portez. Et tout ce qui compte ce sont les enfants."

L'accusée placée sous mandat de dépôt, a été conduite en prison à l'issue du procès. Elle avait déjà effectué deux ans de prison. 

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