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Faits divers - Justice

Puy-de-Dôme : trois hommes jugés pour l'attaque d'un distributeur de billets en 2015 à La Monnerie-le-Montel

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Trois hommes comparaissent devant les assises du Puy-de-Dôme pour l'attaque par explosion au gaz du distributeur automatique de billets en novembre 2015 à La Monnerie-le-Montel. Au-delà de ce vol spectaculaire, c'est le pedigree des prévenus qui donne une autre dimension à ce procès.

Le distributeur automatique de billets attaqué en 2015 à La Monnerie-le-Montel
Le distributeur automatique de billets attaqué en 2015 à La Monnerie-le-Montel - © Capture Google Map

La Monnerie-le-Montel, Puy-de-Dôme, France

Vous vous souvenez peut-être de l'attaque du distributeur automatique de billets la nuit du 21 novembre 2015 à La Monnerie-le-Montel au dessus de Thiers dans le Puy-de-Dôme. Les malfaiteurs étaient repartis avec 70 000 euros environ après avoir détruit l'appareil par explosion au gaz. Quatre ans après les faits, le procès des trois hommes soupçonnés de cette attaque s'ouvre ce lundi après-midi (jusqu'à vendredi) devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom. 

Ils comparaissent pour "vol en bande organisée en récidive légale, destruction volontaire du bien d'autrui en bande organisée par moyen dangereux pour les personnes en récidive légale et transport sans motif légitime d'arme et de munitions". Les voleurs étaient parvenus à prendre la fuite en forçant un barrage de gendarmes à Feurs dans la Loire. Ils avaient abandonné dans leur véhicule accidenté, où ont été retrouvés un fusil à pompe chargé et des traces ADN. Deux des trois suspects* avaient été rapidement arrêtés. Les gendarmes ont mis près de deux ans avant d'interpeller le 3e. Un certain Smaïl Cheurfi. 

L'attentat des Champs-Elysées

Âgé de 62 ans au moment de l'attaque du distributeur, il n'avait jusque-là pas le casier judiciaire d'un gros bonnet, même si son nom a circulé fréquemment dans plusieurs affaires criminelles. Pour ce qui concerne le DAB de La Monnerie-le-Montel, il est soupçonné d'être l'artificier. Les gendarmes ont mis 22 mois avant de l'interpeller en banlieue parisienne. Il faut dire que les enquêteurs n'avaient à leur disposition qu'une trace ADN retrouvée dans le véhicule des malfaiteurs.  

En fait, c'est une affaire d'une autre envergure et d'un tout retentissement médiatique qui va conduire à son interpellation. En avril 2017, le policier Xavier Jugelé est abattu de deux balles sur les Champs-Elysées. L'auteur présumé de l'attentat s'appelle Karim Cheurfi. En perquisitionnant son domicile en Seine-Saint-Denis, les limiers de l'antiterrorisme vont retrouver plusieurs empreintes ADN, dont celle qui intéresse les gendarmes auvergnats. Elle appartient à Smaïl Cheurfi, oncle du terroriste. Le GIGN finira par l'interpeller en février 2018, toujours en Seine-Saint-Denis. A t-il joué un rôle dans la préparation de l'assassinat du policier ? Ce n'est pas à cette question que les jurés devront répondre à Riom, mais bel et bien à son implication dans l'attaque du distributeur automatique de billets à La Monnerie-le-Montel.  

"Babar" veut prendre sa retraite

* Les deux autres prévenus qui comparaissent libres sous contrôle judiciaire, sont Nasreddine R. et Daniel Bellanger, alias "Babar", pour son impressionnante carrure. Ancien membre de la Dream Team, un gang chevronné soupçonné de spectaculaires vols à main armée à la fin des années 90. Incarcéré à Moulins-Yzeure "Babar" avait fini par obtenir son placement sous contrôle judiciaire après deux demandes de remise en liberté. Il avait avoué sa participation à l'attaque du DAB, expliquant qu'il avait besoin d'argent. Daniel Bellanger a aussi expliqué qu'il souhaitait en finir avec sa vie de voyou et "prendre sa retraite".  

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