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Affaire Amandine : 30 ans de réclusion requis contre le meurtrier présumé

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Trente ans de prison, soit la peine maximale, ont été requis ce mercredi matin à l'encontre de Guerric Jehanno, le meurtrier présumé d'Amandine Estrabaud. La jeune femme a disparu en 2013, son corps n'a jamais été retrouvé. L'avocat général ne retient pas la préméditation.

Le proc
Le proc © Radio France - Flora Midy

Au terme de cinq jours d'audience à la cour d'assises du Tarn, le ministère public a requis ce mercredi trente années de réclusion criminelle contre l'accusé. L'unique suspect dans la disparition d'Amandine Estrabaud, Guerric Jehanno était jugé pour l'enlèvement, la séquestration, le viol et le meurtre de cette jeune femme de 30 ans dont le corps n'a jamais été retrouvé. 

Un "crime d'opportunité"

L'avocat général a parlé de "crime d'opportunité" écartant la réelle dangerosité de l'accusé mais il n'a pas retenu la préméditation. Le 13 juin 2013, Amandine Estrabaud a quitté le lycée de Castres où elle travaillait comme surveillante, pour rejoindre son domicile à Roquecourbe. Elle est aperçue pour la dernière fois devant chez elle, descendant d'un fourgon de chantier. Interpellé en avril 2016, soit près de trois ans plus tard, l'ancien maçon Guerric Jehanno qui travaillait à quelques pas de la maison d'Amandine a toujours clamé son innocence devant les enquêteurs et les magistrats. Aucune preuve matérielle tangible ne l'incrimine. En revanche, il aurait fait des révélations à ses co-détenus.

La défense : "Et si Amandine avait voulu disparaître...."

Ce mercredi après-midi, Simon Cohen est passé à la barre pour défendre son client, Guerric Jehanno. Le ténor du barreau toulousain a d'abord dépeint un homme malchanceux dans la vie, meurtri par la mort de ses deux frères, l'un dans un accident de voiture, l'autre s'est suicidé. Un homme, accro aux jeux vidéos, qui préfère la vie virtuelle à la vie réelle, et dont les amours disparaissent aussi vite qu'elles apparaissent. Mais surtout Me Cohen a rappelé qu'il n'y avait dans ce dossier aucun preuve, aucune trace, aucune constatation matérielle qui puisse le désigner coupable. 

Il y a deux victimes dans cette affaire. Amandine et Guerric Jehanno. — Maitre Simon Cohen

Pas de mobile, pas d'appétence sexuelle, "il fallait un coupable, le voilà. Ça suffit, cela fait sept ans que ça dure", a tonné Simon Cohen. L'avocat a  tenté de semer le trouble dans la tête des jurés par des questions toujours sans réponse. Si il y a eu des violences, Amandine aurait crié. Pourquoi la voisine dont les fenêtres étaient ouvertes, n'a alors rien entendu ? Et puis l'hypothèse que ne veut pas entendre la famille de la jeune femme, sa mère l'a écoutée encore une fois, la tête entre les mains. "Amandine a tout laissé derrière elle. Exactement comme le font ceux qui disparaissent volontairement..."

Le verdict est attendu ce mercredi soir.

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