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Assises du Tarn : incertitudes sur la présence du braqueur pour son procès

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Par , France Bleu Occitanie

C’est un accusé qui sait se faire désirer. Lionel Cardon, déjà condamné à la perpétuité pour meurtre, est rejugé à Albi pour des braquages. Mais vendredi, au grand-dam des victimes, il a décidé de ne pas venir.

Lionel Cardon, déjà condamné pour meurtre, est rejugé à Albi. Mais vendredi, il n'est pas venu s'expliquer.
Lionel Cardon, déjà condamné pour meurtre, est rejugé à Albi. Mais vendredi, il n'est pas venu s'expliquer. © Radio France - SM

Le procès en appel à Albi d’un braqueur a débuté jeudi dernier aux Assises du Tarn. Et il devrait se poursuivre ce lundi. Le verdict est attendu mardi soir. Lionel Cardon, un homme de 62 ans est accusé d’avoir braqué un bureau de Poste (à Seysses) et une bijouterie (à Labarthe-sur-Lèze) en 2015. 

Il était alors en régime de semi-liberté après une condamnation à perpétuité en 1986 pour le meurtre de de trois personnes dont un policier en 1983. Pour son premier procès en 2018 à Toulouse, il n’était pas là. Il avait décidé de faire une grève de la faim. 

Et vendredi 16 octobre, l’accusé n’est pas venu devant les juges albigeois. Il n’a pas voulu quitter sa cellule de Seysses. Il a dit qu’il était malade, ce que n’a pas confirmé le médecin de la maison d’arrêt. Alors les trois parties-civiles, victimes des braquages, espèrent que le procès va pouvoir reprendre ce lundi. 

Un deuxième procès sans plus d'explications 

Me Alice Patoureaux est l’avocate d’une des victimes de ces braquages. Et elle vit très mal ce nouveau rebondissement. "C'est vraiment terrible pour elles. Au premier procès, il n'était pas là. Les parties civiles voulaient lui poser des questions, car il y a encore des zones d'ombres. Il avait dit qu'il souhaitait s'exprimer sur les faits. Mais on est dans le doute, est-ce qu'il nous fera l'honneur de sa présence. Ou est-ce qu'il a juste imposé aux parties-civiles un deuxième procès. Leur faire revivre et raviver ses terribles souvenirs pour au final ne plus avoir plus d'explications." 

Mais l'avocate de Lionel Cardon, Me Maud Sécheresse insiste. Son client veut parler et devrait pouvoir le faire ce lundi. " Il était là le premier jour, il reconnait les faits. On a préparé ensemble longuement cette procédure. Il veut être présent, il a aussi  fait part de sa compassion à une des victimes." 

En première instance en 2018 à Toulouse, l’avocat général avait requis 12 ans de détention contre lui. La cour l’avait condamné à 20 ans de réclusion.

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