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Assises : les deux ex amants Sylvain Dromard et Murielle Bonin à nouveau face à face

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne
Troyes, France

Le procès en appel de Sylvain Dromard et Murielle Bonin s’est ouvert ce lundi 11 septembre devant à Troyes. Sylvain Dromard est jugé pour l’assassinat de son épouse Laurence, la coiffeuse de Saint-Martin-d'Ablois, le 15 juillet 2010. Et semble aujourd'hui vouloir accuser son ancienne maîtresse.

Le procès en appel de Sylvain Dromard et Murielle Bonin s'est ouvert ce lundi 11 septembre 2017 à Troyes dans l'Aube
Le procès en appel de Sylvain Dromard et Murielle Bonin s'est ouvert ce lundi 11 septembre 2017 à Troyes dans l'Aube © Radio France - Sophie Constanzer

Le procès en appel de Sylvain Dromard et Murielle Bonin s’est ouvert ce lundi 11 septembre devant la Cour d’assises de l'Aube à Troyes. Ils sont jugés pour l’assassinat de Laurence Dromard, la coiffeuse de Saint-Martin-d’Ablois le 15 juillet 2010. Reconnus coupables d'assassinat et de complicité d'assassinat, les deux ex-amants se retrouvent donc sur le banc des accusés, un peu plus d’un an après leur condamnation à 30 ans et 18 de réclusion criminelle devant la Cour d’assises de la Marne. Sylvain Dromard, amaigri, a salué dès son entrée ses deux filles assises face au box. Murielle Bonin, paraissant de son côté affaiblie, le visage creusé.

« Je suis accusée par cette femme là, qui l’a certainement tué »-- Sylvain Dromard

« Je suis innocent, je n’ai pas tué ma femme… je n’ai pas tué Laurence, la mère de mes filles. Je n’avais pas de raison de la tuer... », a déclaré Sylvain Dromard après le rappel des faits ce lundi après-midi. Avant de poursuivre : «je suis accusée par cette femme là, qui l’a certainement tué… ». Sylvain Dromard désignant ainsi son ancienne maîtresse Murielle Bonin, qui se trouve sur sa gauche sur le banc des accusés. Avant de conclure d’un ton décidé : « je vais me battre pour prouver que je n’ai pas tué ma femme ».

Sylvain Dromard, dont l'avocat Maître Lumbroso est absent pour cause d'"empêchement" semble ainsi esquisser un changement de défense par rapport au procès en première instance : Murielle Bonin non plus instigatrice mais auteur du crime. Or son ancienne maîtresse Murielle Bonin est bien décidée à ne pas endosser le rôle de la manipulatrice et encore moins de la criminelle. « Je ne suis pas coupable, je n'ai pas participé à l’assassinat de Madame Dromard. Les problèmes que j’avais, c’était avec Mr Dromard, c’est lui qui m’a rendu malheureuse...», a clamé Murielle Bonin, âgée aujourd'hui de 53 ans. «C'est irréel, c'est monstrueux, je vis un cauchemar... je ne suis pas une criminelle, pas une manipulatrice comme on l'a décrit... mais une femme soumise et violentée...».

Il y avait du sang partout... j'en ai fait des scènes de crime, j'ai rarement vu ça...-- un gendarme à la barre

Si les deux accusés ont pu s'exprimer une première fois dans ce procès, l'après-midi a été consacré à l'audition des secours et des gendarmes arrivés sur la scène de crime ce soir du 15 juillet 2010. Les pompiers reçoivent un appel de Sylvain Dromard à 22h10 : "dépêchez vous j'ai été cambriolé, ma femme est inanimée...". Le premier sapeur pompier arrivé sur les lieux découvre l'accusé dans la cuisine, avec son épouse Laurence Dromard dans les bras. Recouverte de sang et "méconnaissable". Dès le départ, Sylvain Dromard évoque la piste d'un cambriolage car la maison a été fouillée, des bijoux et une enveloppe contenant de l'argent ont disparu. Mais son attitude éveille des soupçons. "Il a déroulé son emploi du temps sans que mon collègue lui demande quoi que ce soit... il m'a demandé si sa femme avait parlé ou allait parler...", souligne un des gendarmes chargés de l'enquête. C'est notamment sur ce point que Sylvain Dromard devra s'expliquer.

Le procès se poursuit devant les Assises de l'Aube, verdict attendu le 20 septembre prochain.

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