Faits divers – Justice

Assises : séquestration mortelle à Montigny-Lès-Metz

Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord mercredi 2 juillet 2014 à 17:22

Tribunal de Metz
Tribunal de Metz © Radio France - François Pelleray

Beaucoup de questions sont restées sans réponse au deuxième jour du procès des agresseurs présumés de Roger Tarall, en avril 2012. Trois jeunes accusés sont jugés pendant 4 jours devant la cour d'assises de la Moselle.

Les accusés reconnaissent avoir séquestré chez lui le vieil homme de 89 ans pour le voler. Seulement, la victime était ligotée et bâillonnée tellement fort qu'elle est morte asphyxiée. Et quand le président de la cour d’assises cherche à savoir qui a fait quoi, les esprits s'échauffent.

Les questions ont été posées mainte et mainte fois : qui a donné des coups, qui a provoqué le traumatisme crânien qui a bâillonné la victime avec des bandes de contention, bâillonnée tellement fort que les yeux étaient compressés, et seul le nez était encore visible ?

Face à l'insistance du président, des accusés haussent le ton, limite insolent, rétorquant : « vous étiez là pour voir peut-être ?  » Bref, personne ne sait ce qu'à fait l'autre, et ils s'accusent mutuellement de mentir. Pour l'avocate de celui qui a eu l'idée du vol à main armée, ils ont été simplement dépassés, maitre Marlène Schott : « ce sont des petits cambrioleurs, de l’amateurisme, ils ne sont pas venus pour tuer. Mais effectivement, cela a mal tourné. Et ca les dépasse aujourd’hui, aucun ne veut prendre la responsabilité de dire c’est moi qui ai ligoté la victime  ».

 

"j'attends des regrets"

 

Personne n'assume, et personne n'exprime à la barre de compassion pour la famille de la victime, venue en nombre. L'un des fils, Claude Tarall : « les seuls regrets exprimés sont des regrets mécanique. Mais à aucun moment, l’un d’eux ne s’est tourné vers nous, j’espère que ce sera le cas avant la fin du procès  ».

L'un des avocats de la famille a bien tenté de demander à l'un d'eux qui ne quitte pas son chapelet : « dans vos prières, y-a-t-il une place pour la victime ?  » en vain, l'accusé a refusé de répondre.

Le verdict est attendu jeudi soir, les accusés encourent la perpétuité.

Procès octogénaire SON