Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Attaque à l'arme blanche à Paris : ce que l'on sait

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Deux personnes ont été blessées ce vendredi lors d'une attaque au hachoir survenue dans le 11e arrondissement de Paris, près des anciens locaux de Charlie Hebdo. L'auteur principal des faits a été interpellé selon les autorités. France Bleu fait le point.

Deux personnes ont été blessées à l'arme blanche ce vendredi dans le 11e arrondissement de Paris.
Deux personnes ont été blessées à l'arme blanche ce vendredi dans le 11e arrondissement de Paris. © AFP - ALAIN JOCARD / AFP

Une attaque à l'arme blanche a eu lieu ce vendredi vers 11h50 dans le 11e arrondissement de Paris, devant les locaux de l'ancien siège de Charlie Hebdo, alors que le procès des attentats de janvier se tient en ce moment dans la capitale. Deux personnes, un homme et une femme, ont été blessées. L'auteur "principal" des faits et un autre individu ont été interpellés, selon les autorités. Le parquet antiterroriste s'est saisi du dossier. 

France Bleu fait le point sur ce que l'on sait de cette attaque.

Attaque à l'arme blanche à Paris : ce que l'on sait
Attaque à l'arme blanche à Paris : ce que l'on sait © Visactu

Un homme et une femme blessés

Les deux victimes, un homme et une femme, sont deux employés de la société de production Premières lignes, qui travaille notamment pour l'émission de France 2 Cash Investigation. En fin de matinée, vers 11h50, au 10 rue Nicolas Appert, ils faisaient une pause cigarette en bas de leur immeuble quand ils ont été attaqué au hachoir. "J'ai vu un de mes collègues, taché de sang, être poursuivi par un homme dans la rue", a témoigné auprès de l'AFP une employée de cette société de production. 

Leur vie "n'est pas en danger" selon le Premier ministre Jean Castex, qui s'est rendu sur les lieux de l'attaque en compagnie du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Le salarié blessé s'occupe "de la post-production des documentaires" depuis quatre ans, a indiqué Luc Hermann, journaliste à Premières lignes, sur BFMTV. L'autre collaboratrice touchée s'occupait elle "du planning des salles de montage", elle travaillait au sein de la société depuis un an. "Ils ont été attaqués par surprise", a assuré Luc Hermann.

L'auteur "principal" interpellé

L'auteur "principal des faits" a été interpellé vers 12h45, et a été placé en garde à vue. Il aurait reconnu les faits. Sans papiers sur lui, le jeune homme a déclaré avoir 18 ans, et être né au Pakistan, à Islamabad. Le suspect a été arrêté avec du sang sur lui sur les marches de l'opéra Bastille. Ce sang fait l'objet d'une analyse, il sera comparé à celui des blessés de l'attaque.

"Il a été arrêté pour port d'arme il y a un mois, un tournevis manifestement, a souligné Gérald Darmanin vendredi soir sur France 2. On est en train de vérifier son identité mais manifestement il est arrivé sur le sol national il y a trois ans, comme mineur isolé." Mais l'homme "n'était pas connu pour des faits de radicalisation", a expliqué le ministre. 

Six autres hommes en garde à vue

Un deuxième individu, âgé de 33 ans, a également été placé en garde à vue en début d'après-midi ce vendredi. Cet Algérien, arrivé en France il y a six ans, a lui été interpellé dans la station de métro Richard Lenoir. Un hachoir de boucher a été découvert près de l'entrée de cette station. L'objectif est de vérifier ses liens avec l'auteur principal de l'attaque. S selon une source proche de l'enquête interrogée par franceinfo, ils été filmés dans les couloirs de la station de métro Richard Lenoir par des caméras de vidéosurveillance. Ils étaient "possiblement en train de parler".

Des perquisitions ont eu lieu ce vendredi après-midi dans le Val-d’Oise, à Cergy, et en Seine-Saint-Denis pour vérifier les dernières adresses connues du principal suspect. C'est lors d'un de ces perquisitions, à Pantin, que cinq hommes ont été eux aussi interpellés et placés en garde à vue. 

Le parquet antiterroriste saisi

Le parquet antiterroriste est saisi de l'enquête. L'information judiciaire ouverte pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle" a été confiée à la police judiciaire parisienne et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Plusieurs facteurs expliquent cette décision selon le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard : "la localisation", c'est à dire devant les anciens locaux de Charlie, "le moment", durant le procès des attentats de 2015, et enfin "la volonté manifeste de l'auteur d'attenter à la vie des victimes" qui fumaient une cigarette au moment des faits.

Manifestement c'est un acte de terrorisme islamiste. - Gérald Darmanin sur France 2

Par ailleurs, le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une autre enquête pour "violation du secret de l'enquête", après la diffusions de photographies en lien avec l'enquête en cours. Quelques heures après l'attaque, des photos de l'un des suspects ont été partagées sur les réseaux sociaux. L'une le montre au sol, interpellé par la police. Sur l'autre, on semble reconnaître le même homme, assis dans ce qui pourrait être un commissariat.

Cette attaque survient alors que la rédaction de Charlie Hebdo fait l'objet de nouvelles menaces depuis que la publication des caricatures de Mahomet le 2 septembre, à l'occasion de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015. En début de semaine, la directrice des ressources humaines de Charlie Hebdo, Marika Bret, avait été exfiltrée de son domicile en raison de menaces jugées sérieuses.

L'hebdomadaire satirique a d'ailleurs apporté son soutien ce vendredi aux victimes de l'attaque près de ses anciens locaux. "Cet épisode tragique démontre une fois de plus que le fanatisme, l'intolérance, dont l'enquête nous révélera les origines, sont toujours aussi présents dans la société française", a estimé le journal. Selon l'équipe de Charlie Hebdo, il "n'est pas question de céder quoi que ce soit à la logique mortifère et criminelle des idéologies qui motivent ces actes, et dont les penseurs, les concepteurs, ne sont rien d'autre que des fascistes".

Un lieu symbolique

L'attaque est survenue "dans un lieu symbolique", "au moment même où se déroule le procès des auteurs des actes indignes contre Charlie Hebdo", a souligné Jean Castex lors de son déplacement sur les lieux de l'attaque. Il a estimé que c'était "l'occasion pour le gouvernement de la République de rappeler son attachement indéfectible à la liberté de la presse, sa volonté résolue par tous les moyens de lutter contre le terrorisme et d'affirmer à la nation notre pleine mobilisation".

Le Premier ministre a également affirmé sa "solidarité envers les familles des victimes et également tous les collègues de travail de ces deux journalistes". Enfin, Jean Castex a rappelé sa "volonté résolue, par tous les moyens, de lutter contre le terrorisme". 

La "menace sous-évaluée" ?

Sur France 2 ce vendredi soir, Gérald Darmanin a rappelé qu'à sa connaissance "nous n'avions aucune menace particulière pour la rue (Nicolas Appert)". Il a précisé avoir demandé au Préfet de Police "de connaître les raisons pour lesquelles la menace a manifestement été sous-évaluée".

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que "les sites de l'Hyper Casher ou le Bataclan vont connaître des gardes statiques et les synagogues seront particulièrement protégées".

Le confinement des écoles levé

Suite à l'attaque, 125 établissements scolaires, de l'élémentaire au lycée, ont été confinés pendant plusieurs heures dans les 3e, 4e et 11e arrondissements de Paris, a indiqué l'Académie de Paris à franceinfo. Cela représente 32.000 élèves au total. Le confinement dans ces établissements scolaires a été levé peu avant 15h. Une "cellule d'accompagnement et de soutien psychologique" est ouverte à la mairie du 11e arrondissement.

Le rectorat de l’Académie de Paris va également "mettre en place une cellule d'écoute pour les enfants et les personnels les plus proches du lieu" de l'attaque. Cette cellule va "leur permettre de parler, d'être entendus et d'être conseillé par des professionnels", a précisé le recteur sur franceinfo.

Le trafic RATP reprend peu à peu. Six stations de métro situées dans le secteur de l'attaque ont fermé leurs portes au public jusqu'à 15 environ. A cette heure, seule la station Richard-Lenoir reste fermée.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess