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Faits divers – Justice
Dossier : Attaque à la préfecture de police de Paris

Attaque à la préfecture de police de Paris : l'assaillant conservait les données d'une dizaine de policiers

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Cinq jours après l'attaque qui a fait quatre morts à la Préfecture de police de Paris, les enquêteurs ont retrouvé, dans le bureau de l'assaillant, des clés USB avec des vidéos de propagande de l'État islamique, mais aussi des données personnelles d'une dizaine de ses collègues.

La Préfecture de police de Paris, le jour de l'attaque.
La Préfecture de police de Paris, le jour de l'attaque. © AFP - Bertrand Guay

Que comptait faire Mickaël Harpon, l'assaillant qui a tué quatre de ses collègues à la Préfecture de police de Paris jeudi dernier, de ces fichiers ? Cinq jours après l'attaque, les enquêteurs ont retrouvé des clés USB lors des perquisitions à son bureau : elles contiennent des vidéos de propagande du groupe État islamique, mais aussi, et c'est plus inquiétant, les coordonnées et les données personnelles d'une dizaine de ses collègues policiers à la Préfecture, indique franceinfo. Ces supports numériques sont toujours en cours d'analyse par les enquêteurs. On ne sait pas encore de quelle manière il comptait se servir de ces fichiers. 

Hommage national aux victimes ce mardi 

Ce mardi, le Président Emmanuel Macron rendra hommage aux quatre fonctionnaires tués par leur collègue. Le chef de l'Etat, accompagné du Premier ministre Edouard Philippe et des ministres de la Justice Nicole Belloubet et des Armées Florence Parly, prononcera un discours à 11h dans la cour de la préfecture, où a été abattu Mickaël Harpon, employé comme informaticien.  Auparavant, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner remettra la Légion d'honneur à titre posthume aux quatre victimes, dont une femme. Le policier stagiaire qui a tué l'assaillant sera également décoré mais à une date ultérieure.

Christophe Castaner, sur la sellette, entendu à l'Assemblée puis au Sénat 

Avant cette cérémonie, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sera auditionné à huis clos  par la délégation parlementaire au renseignement. Ensuite, à 17h30, il sera entendu par la commission des Lois de l'Assemblée nationale. Jeudi, il passera devant celle du Sénat. Ces deux  auditions devant l'Assemblée et le Sénat seront ouvertes à la presse et retransmises en direct. 

"Notre mission de contrôle de l'action du gouvernement vise à déterminer ce qui n'a pas fonctionné, quels sont les dysfonctionnements qui ont malheureusement permis une telle tragédie", a expliqué lundi sur BFMTV le sénateur Christian Cambon, président de la délégation parlementaire au renseignement.

Depuis l'attaque, de nombreuses voix cherchent à comprendre comment Mickaël Harpon a pu passer sous les radars alors qu'il avait donné des signes de radicalisation au sein même de la direction du renseignement de la Préfecture de police où il était employé. L'opposition, à droite et l'extrême droite, crie au "scandale d'Etat" et exige le départ du ministre. Une démission qu'a exclue Christophe Castaner, tout en reconnaissant un "dysfonctionnement d'Etat".

Après la tuerie, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé dimanche le lancement de deux missions sur la détection d'éventuels signes de radicalisation islamiste d'agents chargés de la lutte antiterroriste.

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