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Attaque à Paris : le principal suspect a "assumé son acte", neuf hommes désormais en garde à vue

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Paris

Le principal suspect de l'attaque a "assumé son acte" en garde à vue ce samedi. Deux nouveaux suspects ont été placés en garde à vue ce samedi dans le cadre de l'attaque au hachoir qui a fait deux blessés à Paris.

Attaque à l'arme blanche rue Nicolas Appert à Paris.
Attaque à l'arme blanche rue Nicolas Appert à Paris. © Maxppp - Sébastien Muylaert

L'attaque au hachoir à Paris vendredi, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, a fait deux blessés graves dans l'équipe de l'agence Premières Lignes. Le principal suspect a "assumé son acte" lors de sa garde à vue, entamée vendredi en milieu de journée et prolongée de 24 heures. Selon les premiers éléments de l'enquête, il "assume son acte qu'il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu'il n'a pas supportée", a ajouté l'une des sources proches de l'enquête.

La garde à vue du deuxième suspect a été levée dans la nuit, car l'homme qui se trouvait à proximité du lieu de l'attaque a été mis "hors de cause". Selon une source proche du dossier, le récit de cet homme qui "consiste à dire qu'il a été témoin, a poursuivi l'auteur et a ensuite été menacé, a été corroboré par l'enquête".

Désormais neuf gardés à vue

Il y a désormais neuf gardes à vue en cours ce samedi après-midi. Le principal suspect, arrêté par la police, place de la Bastille à la mi-journée vendredi, un homme né au Pakistan et âgé de 18 ans. Il est arrivé en France encore mineur, il y a trois ans. Selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, il avait déjà été arrêté en juin, en possession d'une arme blanche, "un tournevis". Pris en charge par l'aide sociale à l'enfance dans le Val-d'Oise, il ne présentait "aucun signe de radicalisation" jusqu'à sa majorité, en août dernier, a assuré le conseil départemental.

Les premiers éléments de l'enquête "laissent penser qu'il a agi seul", a indiqué une source proche du dossier. Par ailleurs, une vidéo de plusieurs minutes "pas encore totalement authentifiée" montre un homme qui pourrait être, de manière "extrêmement probable" le principal suspect. On voit cet homme qui "chante, pleure, parle des caricatures du prophète et annonce son passage à l'acte dans une sorte de manifeste", détaille cette même source, précisant bien "l'absence d'un acte d'allégeance à une organisation".

Cinq hommes, qui se trouvaient à l'un des domiciles présumés du principal suspect, sont également toujours en garde à vue depuis vendredi après-midi. Deux domiciles présumés du principal suspect ont été perquisitionnés, un hôtel social situé à Cergy dans le Val-d'Oise et un à Pantin en Seine-Saint-Denis. Ces gardes à vue ont été prolongées samedi soir.

Un nouveau suspect a été placé en garde à vue, vers 23h vendredi soir, selon une source judiciaire, c'est un "ancien colocataire du principal suspect quand il résidait dans un hôtel social". 

Et ce samedi après-midi, le frère et une connaissance du principal suspect ont eux aussi été placés en garde à vue. "Le petit frère" a été interpellé dans le Val-d'Oise. 

Deux personnes très gravement blessées

Selon les premiers éléments de l'enquête, le principal suspect s'en est pris vendredi, vers 11h45, à deux personnes devant l'agence de presse Premières Lignes. L'immeuble de l'agence est situé au 10, rue Nicolas Appert dans le XIe arrondissement. Ce bâtiment abritait autrefois les locaux de Charlie Hebdo.

Premières Lignes avait déjà été le témoin impuissant de l'attaque de janvier 2015. Ce vendredi, "Cela s'est passé vers 11h45. Un homme est arrivé et a attaqué avec un hachoir deux salariés qui fumaient devant l'immeuble, un homme et une femme", a déclaré Paul Moreira, fondateur et co-dirigeant de Premières Lignes. "L'homme et la femme ont été tous les deux très gravement blessés", a-t-il ajouté.

Une nouvelle attaque terroriste

Cette attaque intervient en plein procès de l'attentat meurtrier qui avait visé l'hebdomadaire satirique en janvier 2015. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a été saisi d'une enquête pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", qui a été confiée à la brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Pour le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, "manifestement, c'est un acte de terrorisme islamiste", déplorant "une nouvelle attaque sanglante contre notre pays". Depuis la vague d'attentats jihadistes sans précédent, amorcée en 2015 en France et qui a fait 258 morts, plusieurs ont été perpétrés à l'arme blanche, notamment à la préfecture de police de Paris en octobre 2019 ou à Romans-sur-Isère dans la Drôme en avril dernier.

Vendredi, le Premier ministre Jean Castex, s'est rendu sur les lieux avec le ministre de l'Intérieur. Il a affirmé sa "volonté résolue, par tous les moyens, de lutter contre le terrorisme", précisant à propos des deux victimes que "leurs vies ne sont pas en danger, Dieu merci".

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Samedi, lors d'une visite improvisée à la préfecture de police et sans presse, il a déclaré, "De nombreux attentats sont régulièrement déjoués. Nous ne découvrons pas la menace. Mais lorsque des évènements se produisent malgré tout, la réponse est immédiate. C'est un message très fort. Les ennemis de la République ne gagneront pas".

"J'ai tenu à venir à votre rencontre ce matin pour vous exprimer mes remerciements et ceux du gouvernement", a-t-il déclaré, aux côtés du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. "C'est une chaîne de réaction qui a été mise en œuvre et chacun aura mesuré la redoutable rapidité et efficacité dont vous avez fait preuve", a-t-il ajouté.

Une menace sous-évaluée

Gérald Darmanin a reconnu que la menace contre la rue Nicolas Appert avait été "sous-évaluée" et il a précisé avoir demandé au Préfet de Police "pourquoi". "Il y a eu un attentat, quand il y a eu un attentat, c'est que manifestement, on aurait pu faire mieux", a ajouté le ministre de l'Intérieur, tout en précisant que la rédaction de Charlie Hebdo était partie depuis quatre ans et que la rue en question n'avait fait l'objet d' "aucune menace" explicite.

"Depuis le démarrage du procès de Charlie Hebdo, il n'y a eu absolument aucune sécurisation de cette rue et de cet immeuble symboliques", a déploré Luc Hermann, co-dirigeant de Premières Lignes.

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