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Faits divers – Justice

Attaque de militaires au Louvre : l'assaillant placé en garde à vue

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Qui est l'homme qui a agressé avec deux machettes quatre militaires au Carrousel du Louvre vendredi ? Grièvement blessé par les tirs d'un soldat, il a été placé en garde à vue à l'hôpital à Paris, les médecins l'ayant déclaré "audible", a-t-on appris samedi de source proche de l'enquête.

L'homme (à terre) qui a agressé des militaires de l'opération Sentinelle au Caroussel du Louvre. Le suspect était armé d'une machette et s'est précipité sur les militaires en les menaçant et en criant "Allah Akbar".
L'homme (à terre) qui a agressé des militaires de l'opération Sentinelle au Caroussel du Louvre. Le suspect était armé d'une machette et s'est précipité sur les militaires en les menaçant et en criant "Allah Akbar". © Maxppp -

L'identité de l'agresseur des militaires au Carrousel du Louvre vendredi n'a pas été "formellement établie" selon par François Molins, le procureur de la République de Paris, en charge du parquet anti-terroriste. Les enquêteurs ont néanmoins pu dégager quelques éléments qui nous en apprennent plus sur cet homme qui n'était que de passage en France et qui s'apprêtait à en repartir. Par ailleurs, il aurait préparé son acte en achetant ses armes dans un magasin parisien.

Un Égyptien de 29 ans résidant aux Émirats arabes unis

L'auteur des faits n'a été trouvé porteur d'aucun papier d'identité. Les investigations réalisées à partir de son téléphone portable et les recherches dans la base de données biométriques des visas "ont permis de cibler un individu de 29 ans et de nationalité égyptienne". Cet homme est arrivé en France le 26 janvier en provenance de Dubaï. Il résidait aux Émirats arabes unis et, pour venir en France, il avait déposé une demande visa touristique le 30 octobre 2016. Inconnu des services de police français, le titre lui avait été délivré le 8 novembre pour un séjour du 20 janvier au 20 février, a encore indiqué le procureur de la République de Paris. Son vol de retour était prévu le 5 février.

Le profil "très déterminé" de l'assaillant

La Justice considère que l'homme qui a agressé quatre soldats était "très déterminé" mais avec des motivations qui restent floues. Vendredi vers Vers 9h50, dans un escalier qui mène à la galerie marchande du Carrousel du Louvre, situé en amont des contrôles de sécurité, "armé d'une machette dans chaque main, bras levés et pliés derrière la tête", il s'est précipité sur quatre militaires de l'opération Sentinelle, en criant "Allah Akbar", selon le procureur de la république de Paris.

Vêtu d'un T-shirt noir à tête de mort, il a frappé à la tête un premier militaire qui le repoussait et "s'est précipité sur un second militaire qui est tombé au sol et a tenté de lui mettre des coups de machette". "Le militaire au sol a tiré une première fois vers la partie de l'abdomen, ce qui n'a pas arrêté l'auteur si bien que le soldat a riposté à nouveau à trois reprises, l'assaillant tombé au sol", a précisé François Molins.

Pour les autorités, cette attaque est "un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute", selon les mots du président de la République François Hollande.

Un appartement et une voiture en location

Dans sa demande de visa, il avait indiqué l'adresse du logement qu'il a loué 1700 euros la semaine, rue de Ponthieu, près des Champs-Élysées, dans le VIIIe arrondissement à Paris. Dans ce logement temporaire, les enquêteurs ont retrouvé une somme de 965 euros, la facture d'achat des deux machettes, plusieurs cartes prépayées, des vêtements pour environ une semaine et un passeport égyptien tamponné de visas pour l'Arabie saoudite et pour la Turquie en 2015 et 2016.

Le vendredi 27 janvier, il a réussi à louer une voiture jusqu'au 5 février dans une agence de location, véhicule retrouvé vendredi soir dans le VIIIe arrondissement.

Deux machettes achetées dans une armurerie parisienne

Le samedi 28 janvier à 17h31, au vu des preuves d'achats retrouvées dans son appartement en location, on sait qu'il a acheté en liquide deux machettes militaires de 40 centimètres de long pour un montant de 680 euros dans une armurerie à proximité de la place de la Bastille à Paris.

A-t-il eu des complices en France ?

Vendredi, peu de temps après l'agression, le parquet antiterroriste a ouvert une enquête de flagrance pour "tentatives d'assassinats aggravées en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle". "Les investigations se poursuivent (...) pour déterminer le parcours mais aussi les motivations de l'auteur et découvrir notamment s'il a agi seul, spontanément, ou au contraire sur instruction", a affirmé le procureur de Paris.

A-t-il tweeté avant l'attaque ?

Le téléphone iPhone 7 et une tablette iPad de l'agresseur sont en cours d'expertise. L'homme est soupçonné d'avoir tweeté avant l'attaque au carrousel du Louvre, faisant notamment référence au groupe État islamique, "Au nom d'Allah (...) pour nos frères en Syrie et les combattants du monde entier", selon l'AFP. Ces tweets proviendraient d'un compte "dont le titulaire pourrait être l'auteur", sans que les enquêteurs puissent l'établir formellement à ce stade. Au moins dix tweets ont été envoyés entre 9h34 et 9h27 par le titulaire du compte alors que l'attaque du Louvre a commencé à 9h50. Le titulaire du compte y fait également état d'un voyage Dubaï-Paris le 26 janvier, ce qui correspond au voyage effectué par le suspect.

Son pronostic vital "n'est plus engagé"

L'agresseur, grièvement blessé au ventre par les tirs de riposte d'un militaire, a été pris en charge à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris. "Son pronostic vital n'est plus engagé", a indiqué samedi une source proche de l'enquête.

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© Visactu -
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