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Faits divers – Justice

Attaque au couteau à Paris : ce que l’on sait

dimanche 13 mai 2018 à 11:38 - Mis à jour le lundi 14 mai 2018 à 8:00 Par Oanna Favennec, France Bleu Paris et France Bleu

Le point sur ce que l’on sait sur l’attaque au couteau qui a provoqué la mort de deux personnes (dont l’assaillant) et blessé quatre personnes ce samedi soir dans le 2e arrondissement de Paris.

Le quartier de l'attaque ce samedi soir.
Le quartier de l'attaque ce samedi soir. © Maxppp -

Paris, France

Les trois gardes à vue dans l'enquête sur l'attentat dans le deuxième arrondissement de Paris sont toujours en cours ce lundi matin, a appris le service police-justice de franceinfo. Il s'agit des deux parents et d'un ami de Khamzat Azimov, l'auteur de l'attaque au couteau qui a fait un mort et quatre blessés samedi soir.

Retour sur les éléments connus.

Les faits

A 20h47, les secours sont appelés par des témoins : un homme s’en prend à des passants avec un couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris, très animé un samedi soir. Neuf minutes plus tard, une patrouille de police arrive, et neutralise l’auteur de l’attaque. D’abord, à l’aide d’un Taser, un pistolet à impulsions électriques. L'homme est ensuite abattu rue Monsigny.

  - Visactu
© Visactu -

Les victimes 

Un homme de 29 ans est mort. Les quatre personnes blessées - deux très grièvement, deux plus légèrement - sont hors de danger ce dimanche, selon le ministre de l’Intérieur. Parmi ces personnes figurent un résident luxembourgeois, explique l’Ambassade du Luxembourg en France sur Twitter, qui précise que "ses jours ne sont plus en danger", et un ressortissant chinois.

Le profil de l’assaillant

Il s’agit d’un homme né en 1997 en Tchétchénie (une république autonome qui appartient à la fédération de Russie, théâtre de deux guerres dans les années 1990 et 2000), naturalisé français en 2010. Selon France 2, qui cite une source proche de l'enquête, il s'appelait Khamzat A. et était âgé de 20 ans. Il était fiché S (pour "sûreté de l'Etat") et également inscrit au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste) qui recense les personnes radicalisées en France. Mais le jeune homme n’avait pas d’antécédents judiciaires, il n’avait donc jamais été condamné ou poursuivi par la justice. Ses parents, arrêtés ce dimanche matin vers 6h dans un hôtel meublé de la rue Pajol dans lequel ils se trouvaient avec une petite fille, et dans lequel ils habitaient avec leur fils, ont été placés en garde à vue. Un des amis de l'assaillant, né en 1997 lui aussi, a également été arrêté à Strasbourg.

Une attaque terroriste 

Le procureur de la république de Paris, François Molins, a été clair ce samedi soir : compte tenu du fait que des témoins ont rapporté avoir entendu l’homme crier "Allah Akbar" lorsqu’il a attaqué les passants au couteau, et compte tenu du mode opératoire, la section anti-terroriste du parquet de Paris a été saisie, sous la qualification "d’association de malfaiteurs terroriste pour préparer la commission de crimes d’atteinte aux personnes", et "assassinat" et "tentative d’assassinat sur des personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste". 

Une attaque revendiquée

Daesh a revendiqué cette attaque, via son agence de presse Amaq, peu avant minuit ce samedi. L’EI affirme que l’assaillant a agi "en représailles envers les Etats de la coalition". Mais attention, il pourrait s’agir d’une revendication "opportuniste". On ne sait pas encore quelles étaient les motivations de l’homme lorsqu’il est passé à l’acte. 

Et maintenant ?

Le parquet de Paris a saisi la brigade criminelle de la police judiciaire ainsi que la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure), et la sous-direction anti-terroriste de la direction centrale de la police judiciaire. Place Beauveau, une réunion d’état major était organisée ce dimanche à partir de 10h. L'adjointe à la sécurité à la mairie de Paris, Colombe Brossel, annonce ce dimanche matin que "la cellule animée par Paris Aide Aux Victimes (PAV75) a été activée " pour "prodiguer un soutien psychologique et juridique" aux victimes.