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Faits divers – Justice

Attaque au couteau à Paris : deux femmes arrêtées en région parisienne, le complice présumé devrait être écroué

jeudi 17 mai 2018 à 18:48 - Mis à jour le jeudi 17 mai 2018 à 19:22 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Après l'attaque au couteau qui a fait un mort et cinq blessés samedi soir à Paris, le procureur de la République de Paris François Molins a donné une conférence de presse, ce jeudi soir. Il a notamment annoncé que deux femmes proches du terroriste ont été arrêtées en région parisienne ce jeudi.

Des membres de la police scientifique sur les lieux de l'attaque, samedi soir à Paris.
Des membres de la police scientifique sur les lieux de l'attaque, samedi soir à Paris. © AFP - Geoffroy VAN DER HASSELT

Après l'attaque au couteau perpétrée samedi soir dans le deuxième arrondissement de Paris, qui a fait un mort et cinq blessés, et non quatre comme indiqué jusqu'ici,le procureur de Paris François Molins a donné une conférence de presse ce jeudi soir. 

Deux femmes interpellés ce jeudi en région parisienne 

Concernant l'enquête sur l'attaque, François Molins a annoncé que deux femmes avaient été interpellées en région parisienne ce jeudi à 14 heures. Le procureur a précisé qu'elles étaient proches du terroriste et de son complice présumé, sans en dire davantage. D'après l'AFP, l'une des deux femmes est Inès H, une Francilienne radicalisée de 19 ans, qui s'était mariée religieusement avec Abdoul Hakim A., le complice présumé du terroriste arrêté à Strasbourg, avant de tenter de partir en Syrie.

Une plaie "compatible avec une tentative d'égorgement" 

François Molins a reconstitué le parcours du terroriste dans les rues de Paris samedi soir. "A 20h48, il croise un jeune homme, se rapproche de lui par derrière le frappe très violemment." La victime, le jeune homme qui est décédé, avait une plaie "compatible avec une tentative d'égorgement", a indiqué le procureur. Selon les témoignages d'au moins deux victimes, l'assaillant a crié "Allah Akhbar".

Le terroriste a ensuite poursuivi son parcours, couteau en main, recherchant et blessant d'autres victimes. François Molins a indiqué que les deux personnes grièvement blessées sont un homme, né en 1983 et de nationalité chinoise, résidant au Luxembourg, et une femme, née en 1963, de nationalité française. 

Le terroriste aux policiers : "Je vais vous buter!"

Appelé par des témoins, les policiers arrivés sur place ont fait face au terroriste, a raconté François Molins. "L'individu s'est approché d'eux et a dit "Je vais vous buter, je vais vous planter !" . Un policier a tiré au taser à deux reprises sans réussir à stopper le terroriste. L'un de ses collègues a demandé à l'assaillant de déposer son couteau, en vain. "Il a tiré à deux reprises avec son arme de service sur l'agresseur, qui continuait à menacer 'Je vais te planter, tire, tire, tire!'" a raconté François Molins. L'assaillant a réussi à frapper le policier avec son couteau, à hauteur gilet par balles. 

Le terroriste suivait des études d'infirmier 

Le terroriste, Khamzat A., était arrivé en France avec sa famille en 2004. Il a été naturalisé en 2010, à la suite de la naturalisation de sa mère en 2009, a précisé François Molins. Il avait la double nationalité, française et russe. Il était inscrit au fichier des personnes signalées pour radicalisation, et fiché S depuis 2016, en raison de ses liens d'amitié avec un suspect résidant a Strasbourg. Il poursuivait des études d'infirmier, et après avoir habité à Schiltigheim, près de Strasbourg, il résidait depuis juillet 2017 dans le 18e arrondissement de Paris. Ses parents le décrivent comme un étudiant timide.

Le complice strasbourgeois déféré au parquet 

Abdoul Hakim A., l'ami du terroriste interpellé dimanche à Strasbourg, est présenté ce jeudi soir à un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen, a indiqué François Molins. Son placement en détention a été requis. 

Né en Russie, âgé de 20 ans, il est lui aussi de nationalité française et russe. Il faisait l'objet d'une fiche S depuis le 22 juin 2016. Depuis octobre, il figurait sur le fichier de signalement pour la prévention de la radicalisation. Il n'avait pas d'antécédents judiciaires. Il avait des "liens amicaux profonds" avec l'assaillant, selon ses proches. Un peu plus d'une heure avant l'attentat, Abdoul Hakim A. a adressé à sa sœur, via une application de messagerie, un chant djihadiste "souvent repris par l'Etat islamique", a indiqué le procureur. Mais il conteste toute participation et toute implication et lien avec le Khamzart A., et dit ne pas  l'avoir vu depuis plusieurs mois.

Lors de son audition, son père a déclaré être "inquiet de l'évolution de son fils", après avoir découvert dans son ordinateur une vidéo avec le drapeau noir de l'Etat islamique. Sa famille est arrivée en France en 2005, a indiqué François Molins. Après avoir vécu en Vendée, elle s'est installée à Strasbourg.