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Attaque au couteau à Romans-sur-Isère : comment rendre hommage aux victimes pendant le confinement ?

Comment rendre hommage aux deux personnes tuées et aux cinq blessés de l'attaque au couteau de Romans-sur-Isère (Drôme), alors que les habitants sont confinés chez eux ? Cet isolement rajoute à la souffrance de la population choquée, sans parler de celle des familles des victimes.

Quelques fleurs et des bougies déposées devant La Charrette, en hommage à Julien Vinson, tué dans l'attaque au couteau, samedi 4 avril 2020, à Romans-sur-Isère, dans la Drôme.
Quelques fleurs et des bougies déposées devant La Charrette, en hommage à Julien Vinson, tué dans l'attaque au couteau, samedi 4 avril 2020, à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. © Radio France - Emmanuel Champale

Comment rendre hommage, en temps de confinement ? Après l'attaque au couteau qui a fait deux morts et cinq blessés à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, samedi matin, les habitants sont toujours très choqués. D'autant qu'ils sont coincés chez eux et ne peuvent pas partager leurs émotions ou apporter leur soutien aux familles des victimes.

Il y a bien quelques fleurs devant le domicile d'une des victimes, le Romanais Julien Vinson, tué alors qu'il ouvrait ses volets... et quelques bougies déposées devant la Charrette, le café-théâtre qu'il gérait avec son père et son frère. Mais c'est à peu près tout. Même chose dans le village voisin de Chatillon-Saint-Jean où vivait Thierry Nivon, l'autre victime, abattu alors qu'il venait faire quelques courses. 

Ne rien faire est impossible

Pourtant, certains habitants de Romans ne supportent pas de ne rien faire. Corentin a assisté à l'attaque, samedi, qui s'est déroulée devant chez lui. Il vit seul et après ce drame, il a allumé une bougie à sa fenêtre et mis le morceau de musique Imagine de John Lennon. "C'est des gens qu'on connait tous. C'est un peu compliqué parce qu'on sait qu'on ne pourra pas leur rendre hommage comme il se doit. Quand il y a eu les attentats à Paris, ils se sont tous rassemblés, en chantant, en mettant des fleurs. Malheureusement, on ne peut pas mettre de fleurs parce qu'il n'y a pas de fleuristes ouverts. On ne peut pas se rassembler parce qu'on n'a pas le droit. _On dirait que la vie continue, qu'il ne s'est rien passé mais en fait non_. C'est très étrange... et compliqué!"

Les réseaux sociaux faute de mieux

Des bougies, on en trouve aussi des dizaines en photos ou en vidéos, postées sur les réseaux sociaux. Confinés, les Romanais échangent sur internet. Sur Facebook, on retrouve souvent une photo de la tour Jacquemart, l'emblème de la ville, barrées d'un bandeau noir. C'est aussi via les réseau sociaux que la troupe Des Balles Ton Cirque, (qui avait prévu un carnaval confiné ce dimanche), a organisé un instant de recueillement. "Au vu des événements, ça n'avait plus de sens de continuer ces manifestations. Mais on a décidé de faire une minute de silence tous ensemble via Facebook, à 16h", raconte Matthieu, le trésorier.

"Respectons d'abord le temps du deuil des victimes" - Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère

Certains des amis des victimes que nous avons contactés disent avoir fait "quelque chose", de leur côté. Rien de global, donc, pour l'instant. Pour la maire de Romans, Marie-Hélène Thoraval, ce n'est de toute façon pas le moment. "Ma priorité, c'est la famille des défunts et je voudrais qu'on respecte ce temps du deuil qui doit s'initier pour ces familles. _À l'heure qu'il est, les familles sont en attente de retrouver la dépouille de leurs défunts_, c'est-à-dire celle d'un fils, ou d'un époux ! Est-ce que vous pouvez comprendre ce moment d'intimité que je supplie de respecter?" Ensuite seulement, la ville réfléchira au moyen de permettre aux habitants de rendre hommage aux victimes, en temps de confinement.

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